mardi, mars 14

Réflexion sur le traitement des manifestations anti-CPE

Ces derniers jours, il faut vraiment vivre en ermite pour échapper aux récits des manifestations étudiantes anti-CPE.
En tant que futur journaliste, je m'interroge sur le problème récurrent dans le traitement de ces informations. En effet, les media préfèrent souvent insister plus lourdement sur les manifestations qui débordent plutôt que sur celles qui se déroulent normalement. Faut-il que ces mêmes media succombent invariablement aux sirènes (ou au diktat selon le point selon lequel on se place) du sacro-saint Audimat pour diffuser des images de batailles rangées entre étudiants et CRS devant les facultés occupées?
Les jeunes, dans leur ensemble, ne devraient pas avoir à pâtir de l'image déplorable que certaines "brebis galeuses" tentent, plus ou moins volontairement, de donner de la jeunesse, sous le fallacieux prétexte d'une augmentation (éventuelle) des taux d'écoute et des Parts De Marché (les trop fameuses PDM).
Malheureusement, cette errreur n'est pas nouvelle et se reproduit quasiment à chaque vague de mécontentement des étudiants et des lycéens. Cette erreur ne se reproduisant pas lors de mobilisations d'"adultes" (syndicalistes et/ou corps de métiers)
Ce genre de traitement provoque souvent l'incompréhension de l'opinion publique vis-à-vis de cette violence et ne fait que détendre, encore un peu plus, les liens sociaux dans la société française, déjà bien fragiles.

2 Comments:

At mars 14, 2006, Anonymous Anonyme said...

Et oui, mais il ne faut pas oublier "le choc des photos" : des images d'affrontements interpellent plus le téléspectateur que des images où des manifestants défilent tranquillement.

 
At mars 14, 2006, Blogger Tiben said...

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