lundi, décembre 10

Ben : l'artiste (celui qui fait des phrases blanches sur fond noir)

BEN, UN HOMME EN COLERE

L’artiste Ben était l’invité des élèves journalistes de l’école Nouvelles de Nice lors d’une conférence de presse tenue le 19 novembre. 2 heures de débat haut en couleurs.

« Les journalistes sont tous des menteurs et des manipulateurs ». C’est par cette phrase que Benjamin Vautier, dit « Ben », a effectué son entrée, pour le moins fracassante, devant les élèves journalistes de l’école Nouvelles de Nice. Et la profession de journaliste n’est pas le seul motif de ses colères.

« La culture manipule »

Ben est un artiste. Il vit par et pour la culture. Ce qui ne l’empêche pas d’avoir un œil critique sur le sujet : « la culture manipule et est pédante ». Il emprunte même une phrase à Pierre Bourdieu, pour appuyer son propos : « elle impressionne les pauvres. ». Principale raison de sa colère ? L’égo des artistes, thème principal de son exposition « Tout est ego » à Bergame, en Italie, en octobre dernier. Il n’oublie pas de s’inclure dans le lot, en tant qu’artiste, il se considère comme : « une pute ». La faute à la société de consommation qui oblige les artistes à « tapiner » pour vendre leurs œuvres.

Il reconnait tout de même une qualité à l’égo : « il (l’égo) fait progresser l’art : chaque artiste veut être meilleur que le précédent, est obligé d’inventer quelque chose de nouveau et fait ainsi progresser l’art. La jalousie est le moteur de tous les artistes. ».

Les femmes, le whisky, le sexe et autres considérations…

Beaucoup de choses trouvent heureusement grâce aux yeux de ce « narcissique-égocentrique-divertisseur ». En haut de sa liste, on trouve les plaisirs terrestres : les femmes, le whisky et le sexe. S’ajoutent ensuite la recherche de la vérité, la politique internationale, le journalisme et surtout l’espèce humaine : « malgré tous ses défauts, l’espèce humaine est fascinante par sa diversité, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. ».

Cet artiste engagé (il se définit lui-même comme : « un gaulliste de gauche »), cet homme en colère contre son époque, pétri de contradictions, ne laisse pas indifférent. On l’aime ou on le déteste. Une chose est sûre : tous les élèves présents ce lundi soir s’en souviendront longtemps.

Tiben

jeudi, avril 26

LE VENT NOUVEAU DE 2007

L'élection présidentielle de 2007 sera à marquer d'une pierre blanche à de nombreux égards. Renouvellement sans précédent du personnel politique, évocation de l'avènement d'une VIe République, pic historique (85%) de la participation au premier tour. Comme le dit François Bayrou : "La vie politique ne sera plus jamais la même!"

L'élection présidentielle de 2007 marque un nouveau tournant dans la vie politique française. Tous les repères établis depuis 1958 ont changé : record de participation au premier tour, projets de VIe République, retraite politique de certaines figures historiques... Autant de boulversements qui marquent l'avènement d'une nouvelle donne politique en France.

De nouveaux électeurs qui s'expriment

De mémoire d'homme politique, on avait jamais vu ça! 1,8 million de nouveaux inscrits sur les listes électorales, 85% de participation au premier tour ce qui s'est traduit par des files d'attente interminables devant les isoloirs, les électeurs étaient bien décidés à reprendre la vie politique en main après le choc du 21 avril 2002. Et ce ne sont pas les "couacs" des machines de vote électronique, qui les ont dissuadés d'exprimer leurs avis. La démocratie a manifestement repris des couleurs le 22 avril dernier.

De nouvelles têtes pour l'exécutif

Les Français ont sans doute été encouragés à voter par un renouvellement du personnel politique sans précedent. Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, les deux finalistes, se présentent pour la première fois à une élection présidentielle. Mais ils ne sont pas les seuls. Au total, 6 candidats sur les 12 prétendants du premier tour sollicitaient pour la première fois les suffrages pour accéder à la fonction suprême. Dans le même temps, Arlette Laguiller et Jean-Marie Le Pen ont déclaré qu'ils livraient leurs dernières batailles en 2007. Avant eux, Jacques Chirac et Edouard Balladur avaient annoncé qu'ils se retiraient de la vie politique.

De nouveaux projets : vers une VIe République?

Il n'y a pas que les têtes qui changent. Les discours et les projets des candidats ont également évolués. Au-delà de l'affrontement droite-gauche du second tour, une nouvelle force est apparue : le centre. Et si le vrai vainqueur du premier tour c'était François Bayrou? Le chef du parti centriste, avec son projet de gouvernement d'union nationale et son discours anti-système a réussi à réunir 18,5% des suffrages exprimés sur son nom. Et les "avances" dont il fait l'objet de la part de Nicolas Sarkozy et de Ségolène Royal avant le deuxième tour, laissent augurer un bel avenir pour son futur parti démocrate.

Les rapports de forces ont changé, le bipartisme français n'est plus aussi tranché. La VIe République est déjà en route, même sans être officiellement décrétée. Les législatives qui s'annoncent après le 6 mai, risquent elles aussi d'apporter leur lot de surprises. Aux hommes (et femmes) politiques de continuer à faire souffler un vent nouveau pour la politique, pour ne pas que les attentes et la confiance des électeurs se retouvent , une fois de plus, déçues . Ou la vie politique française pourrait retomber rapidement dans la pétole!

Les exemples européens de coalitions :
Ségolène Royal tente par tous les moyens de rassembler l'électorat de François Bayrou sur son nom au deuxième tour. Dernière proposition en date : former un gouvernement composé de socialistes et centristes. Mais l'idée n'est pas nouvelle. En Allemagne, Angela Merkel dirige un gouvernement de coalition droite-gauche. Plus récemment, en Italie, le parti centriste a décidé de s'allier avec les socialistes.

ARLETTE LAGUILLER : LA FIN D'UNE EPOQUE

Au moment de l'annonce de sa candidature pour la présidentielle de 2007, Arlette Laguiller, 62 ans, a déclaré que ce serait sa dernière. Retour sur un mythe de la scène politique française.

"Travailleurs, Travailleuses!", bientôt vous n'entendrez plus cette célèbre phrase en campagne électorale. La passionaria de l'extrême gauche française se retire de l'arène en mai 2007. Et pour ce baroud d'honneur, la recordwoman des candidatures, avec pas moins de six campagnes au compteur, a un discours bien rôdé.

Refaire une dernière fois le monde

A l'instar de l'ancien Premier Ministre, Edouard Balladur, Arlette Laguiller a décidé de laisser la place aux jeunes. Mais avant, elle compte bien haranguer les foules une dernière fois. Et pour ce faire, elle dispose d'arguments indémodables pour la défense des travailleurs contre la mondialisation et l'épouvantail du "grand capital". Des idées qu'elle prône depuis son entrée en politique avec force et fidélité. Si on ne doit retenir qu'une sule qualité chez ce pilier du paysage politique français de la Ve République, c'est bien celle-ci : ne pas avoir varié d'un iota sur les positions qu'elle défend.

Une carrière politique sans tâches... ou presque

Seules ombres au tableau : les accusations portées contre son mouvement, Lutte Ouvrière. Quelques voix discordantes se sont élevées, il y a quelques années, contre la "sectarisation" de L.O. Ses déctracteurs ajouteront sans doute, son refus d'appeler à voter Jacques Chirac, face à Jean-Marie Le Pen, en 2002. Des accusations balayées avec véhémence et conviction, comme toujours.

Et maintenant que va-t-on faire ?

Le nom d'Olivier Besancenot avait été évoqué en raison de ses ressemblances avec Madame Laguiller. Il appartient au même courant politique, et est suffisamment jeune pour prétendre à la succession. Mais le différend idéologique qui les a opposés pendant la campagne de 2002, et les candidatures séparés qu'ils ont annoncé en 2007 auront eu raison de cette piste. On le sait désormais, c'est une jeune femme qui la remplacera. Elle l'a annoncé elle-même avant les résultats du premier tour, sans pour autant préciser son identité. Nul doute que même après son retrait de la vie politique, l'ombre d'Arlette planera encore longtemps sur Lutte Ouvrière...

Arlette Laguiller : Grandeurs et Décadences...

Arlette Laguiller aura connu des fortunes diverses lors de ses six candidatures. Rappel de ses scores aux élections présidentielles :

1974 : 2,33%
1981 : 2,30%
1988 : 1,99%
1995 : 5,30%
2002 : 5, 72%
2007 : 1,34%

mercredi, avril 18

COUPE DE FRANCE MARSEILLE-NANTES : BONS ET MAUVAIS GENIES

L'Olympique de Marseille disputera sa deuxième finale de Coupe de France consécutive après sa victoire au Vélodrome face au FC Nantes en demi-finales (3-0).
Un match qui illustre bien le constraste des performances des deux clubs cette saison. Retour sur une soirée riche en émotions.


Marseille la tient. Les Olympiens disputeront leur deuxième finale consécutive en Coupe de France, après celle perdue l'année dernière face au Paris Saint-Germain.
Malgré quelques errements défensifs et de longues périodes de flottement, les hommes d'Albert Emon obtiennent leur qualification et enfoncent les Nantais, lanterne rouge en championnat, un peu plus dans le doute.

Les Canaris hantés par les mauvais génies

Pourtant, la victoire a mis du temps à se dessiner. Une demi-heure exactement. 30 premières minutes pendant lesquelles les "Minots" ont subi les assauts nantais. Dès la première minute, l'attaquant nantais Mahamadou Diallo rate son duel face au portier marseillais. Carasso est encore décisif, grâce à un arrêt-réflexe sur sa ligne après une déviation de Da Rocha, suite à un centre de Savinaud, à la fin du premier quart d'heure. Signe ultime du manque de confiance nantais ces derniers temps : la frappe enveloppée de Da Rocha s'écrase sur le poteau gauche du but marseillais (27e minute).

Ribery et Nasri, les bons génies marseillais

Le réveil marseillais sonne à la 28e minute. C'est le moment que choisit Franck Ribéry pour appuyer sur l'interrupteur et illuminer le jeu olympien. Après avoir récupéré le ballon au milieu du terrain, éliminé deux adversaires, le milieu de terrain de l'Equipe de France place une frappe en pleine lucarne, qui cloue le "Divin Chauve" au sol. Cette ouverture du score décomplexe les joueurs et le public du Vélodrome. 5 minutes plus tard, c'est Maoulida qui, d'une frappe croisée, oblige Fabien Barthez à la parade. Le public pousse ses protégés mais les Nantais n'abdiquent pas : le jeune Dimitri Payet (20 ans), voit sa reprise de volée passer quelques centimètres au-dessus de la cage de Carasso. Les Nantais plient mais ne rompent pas.
Le coup de massue arrive à la 55ème minute : le jeune prodige, Samir Nasri, mène une contre-attaque sur 80 mètres. Il efface le dernier défenseur dans la surface, avant de décaler Maoulida qui glisse le ballon entre les jambes de Barthez (2-0). A partir de là, les Marseillais "déroulent" face à des Nantais motivés mais complètement désorganisés sur le plan tactique.

Quand la Bonne Mère s'en mèle...

Dans le dernier quart-d'heure, Albert Emon, l'entraineur marseillais fait entrer Djibril Cissé. L'attaquant, sifflé par le public lors de sa dernière apparition, ne va pas tarder à retrouver la confiance qui lui fait défaut devant le but. Sur sa première occasion, il voit sa première frappe repoussée par Barthez. Sans se laisser abattre, il retente sa chance : sa deuxième tentative, détournée par le gardien nantais, termine sa course derrière la ligne de but, malgré un tacle desespéré du dernier défenseur (3-0). Le public exulte : la Bonne-Mère joue, une fois de plus, en leur faveur.

De son côté, le "Divin Chauve" n'a pas pu faire de miracles. Même s'il a su sortir des arrêts de grande classe lorsqu'il a été sollicité, Fabien Barthez n'a rien pu faire face aux traits de génie marseillais. Malgré cela, les Nantais n'ont pas à rougir de leur prestation. Ils ont joué leur chance à fond, mais ont montré leurs limites. Le manque de confiance et la désorganisation tactique ont définitivement enterré "le jeu à la nantaise" des années 90. De bien mauvaise augures avant leur "match de la peur", samedi, au Parc des Princes, face au PSG. Les Canaris ne savent plus à quel saint se vouer

mercredi, novembre 22

LES BLEUS RETROUVENT DES COULEURS

Après leur déconvenue de samedi à Glasgow contre l’Ecosse (0-1), les joueurs de l’équipe de France se sont rattrapés en disposant facilement des Iles Féroé (5-0), ce mercredi au stade Bonal de Sochaux.

Après la défaite de Glasgow, les Bleus du sélectionneur national, Raymond Domenech, avait à cœur de se refaire une santé face à la modeste équipe des Iles Féroé. C’est chose faite avec une convaincante victoire 5-0. Récit d’un match quasi-parfait.

Un début de match idéal

Les Bleus ont entamé la rencontre tambour battant en marquant dès la première minute de jeu. Sur un centre de Willy Sagnol, Thierry Henry dévie le ballon dans les pieds de Louis Saha. L’attaquant de Manchester United marque d’un superbe tir dans la lucarne de l’infortuné gardien danois, Mikelsen. Les Français accentuent leur pression sur le but adverse au fil des minutes. A la 22éme le trio Sagnol Henry Saha refait parler de lui avec cette fois Louis Saha dans le rôle de l’auteur de la dernière passe. Thierry Henry marque son 38ème but (à 3 longueurs du record historique de buts en sélection nationale détenu par Michel Platini) d’un tir de placé dans le petit filet. Les Tricolores mènent donc 2-0 à la mi-temps.

Une fin de match en trombe

Les Français ont les meilleures occasions de but pendant la deuxième période mais ne parviennent pas à aggraver la marque. La situation ne se débloque que dans le dernier quart d’heure avec l’entrée de Nicolas Anelka et David Trezeguet. C’est d’abord Nicolas Anelka qui se met en évidence sur un corner du jeune prodige marseillais, Franck Ribéry, en reprenant victorieusement la déviation de Trezeguet. Puis,sur un énième centre dangereux de Willy Sagnol (omniprésent sur l’aile droite tout au long du match), l’attaquant de la Juventus de Turin, David Trezeguet, seul devant le but marque d’une frappe croisée. Il récidive même à la 84ème minute : le Lyonnais Florent Malouda décoche une frappe puissante à l’entrée de la surface, relâchée par le gardien. Trezeguet, à l’affût, dribble le gardien et marque dans le but vide.

Une victoire de bonne augure

Ce deuxième but de Trezeguet parachève le succès français et ravit les supporters. « On retrouve de nouveaux bons joueurs comme Jérémy Toulalan, François Clerc et Julien Escudé (Toulalan et Escudé fêtent leur première sélection et François Clerc sa deuxième, NDRL) » constate Antoine, 23 ans. Malgré tout, quelques voix discordantes se font entendre : « C’est le minimum » déclare Sebastian, 25 ans, supporter mexicain avisé de l’équipe de France. « Malgré tout, on a plus d’envie, on tente beaucoup plus de frappes lointaines » rajoute-t-il. Attendons de savoir si le prochain match fera définitivement taire les critiques.

lundi, juillet 17

Voilà une des épreuves que j'ai eu au concours de Toulouse. Elle faisait partie des épreuves du
premier jour, avec l'article (le CPE). Le reportage était prévu le deuxième jour.

Construisez un récit en une quinzaine de lignes (sur la feuille d’examen), en vous inspirant de la situation suivante : un homme, une femme, un appareil photo. Il sera tenu compte de l’originalité et de l’intérêt du récit ainsi que de l’expression.


Sous un chaud soleil d’été, Jean-Claude et Martine visitent Paris. Ils se regardent en souriant, ils se mariés l’avant-veille. Ils sont heureux et se tiennent par la main. Ils arrêtent un passant pour qu’il les photographie devant le Sacré-Cœur. L’homme accepte. Les deux tourtereaux prennent la pause. Ils s’embrassent devant l’objectif. Soudain, Jean-Claude se retourne : l’homme s’enfuit. Il se lance à sa poursuite, à travers la foule. Les deux hommes bousculent des touristes japonais incrédules. Alors que Jean-Claude gagne du terrain, l’homme se retourne, sort une arme, tire, et abat Jean-Claude d’une balle dans la tête. Martine accourt. L’homme a disparu. Elle prend Jean-Claude dans ses bras et pleure.

_ « Coupez ! C’est très bien enfants ! C’est dans la boîte, demain : la scène de l’enterrement. »

jeudi, juin 29

TOULOUSE : LE FITNESS A LA COTE !

Le sport c’est bon pour la santé ! Mais, ça n’est pas toujours facile d’avoir une pratique régulière quand on travaille. La solution ? Le fitness. Enquête sur une activité en pleine expansion.

Les Toulousains aiment le sport. Mais quand on est un citadin pressé, comment concilier vie professionnelle et pratique sportive ? Réponse : le fitness. L’engouement semble croissant pour cette activité, venue des Etats-Unis, il y a 10 ans. « C’est un secteur en plein essor actuellement. Nous comptons aujourd’hui 1400 membres. 500 de plus que l’année dernière. Nous nous efforçons de répondre à la demande en adaptant les activités et les tarifs à chaque classe d’âges : nous proposons 27 activités différentes, pour 35 à 40 euros par mois. » confirme Elodie, professeure de remise en forme au Movida Club.

Le nombre de salles est en constante augmentation. Cette diversité dans l’offre semble profiter au consommateur. « La concurrence est rude » avoue Elodie. La pratique du fitness, autrefois considérée comme élitiste, semble se démocratiser : « Nous avons des clients de catégories sociales diverses : étudiants, salariés… Et nous proposerons très bientôt des cours pour les personnes âgées. »

Les clients semblent suivre le rythme et n’ont pas peur de dépenser pour garder la forme : « Je consomme environ 100€ par moi pour l’achat du matériel et la pratique. Je viens ici 5 à 6 fois par semaine. », confesse Alexandre, 32 ans, client de la salle.

Un fait qui se confirme en visitant un magasin Décathlon : « Les clients dépensent en moyenne 30€ pour les achats d’articles de remise en forme. Cela va de la simple barre chocolatée au calculateur de rythme cardiaque. » confie Ludovic, vendeur du rayon Santé et Bien-être.

A l’heure où les grands complexes sportifs sont construits en périphérie, par manque de place, le fitness s’affirme comme une des principales activités sportives en centre-ville. Autant dire qu’il a encore de beaux jours devant lui…

RETOUR SUR INFO: CPE : LA DESCENTE AUX ENFERS DE DOMINIQUE DE VILLEPIN

A chaque changement de gouvernement, le dossier de l’emploi revient comme un « marronnier ». Dès son arrivée à Matignon, Dominique de Villepin n’a pas fait exception.

Annoncée comme une « solution miracle » pour relancer l’économie et favoriser l’accès des jeunes à l’emploi, cette mesure n’a fait que mettre à jour et creuser les inégalités.

Un Premier Ministre attendu

Après l’échec du gouvernement Raffarin (malgré ses multiples remaniements), la nomination de Dominique de Villepin a suscité de vives réactions. Comment cet homme, diplomate brillant mais qui n’est jamais passé par les urnes allait- il redresser une situation préoccupante ?

Par son discours légèrement démagogique et ses rencontres sur le terrain, le nouveau Premier Ministre a réussi à inverser la tendance. Aucun de ses prédécesseurs n’était parvenu à gagner la confiance des Français autant que lui.

Le grain de sable

Et puis il y a eu le CPE ! Des conditions de travail jugées trop précaires par les syndicats étudiants et ouvriers, une période d’essai trop longue (2 ans.)… C’est le grain de sable qui a détraqué la belle mécanique villepiniste. Cinq semaines de grève, un pays paralysé : les spécialistes ont cru au retour des grandes grèves contre le gouvernement Juppé en 1995. Certains journalistes lui avaient prédit le même destin que celui-ci qui était à l’époque « le meilleur d’entre nous », selon le Président.
Au final, cette crise apparaît comme le plus grand échec de son mandat de Premier Ministre. Le CPE est enterré et le CNE (Contrat Nouvelle Embauche : destiné aux chômeurs de plus de 25 ans.), connaît un relatif échec dans son application : 71% d’entre eux ne font qu’anticiper une embauche déjà prévue. Plus grave : cette crise accentue la fameuse « fracture sociale ».

Le fossé s’est creusé : la responsabilité des média.

La multiplication des sources d’information et la vitesse de circulation de celle-ci poussent les journalistes à angler leurs sujets sur les détails de l’évènement à traiter. Cela peut devenir un terrain glissant. Comme le démontre Florence Aubenas, dans son livre « La fabrication de l’information », « c’est désormais le journaliste qui fait l’information et non plus l’information qui fait le journaliste. ». On constate parfois quelques dérives : la diffusion des images des casseurs dans de nombreux reportages n’améliore pas l’image de la jeunesse. Certains spécialistes estiment que ce n’est là qu’un prolongement des émeutes de novembre 2005.
Au plan national, les liens intergénérationnels s’en trouvent encore un peu plus distendus. Au plan international, la France apparaît comme un pays vieillissant qui s’accroche à ses acquis sociaux. Les media, en tant que vecteur de lien social, doivent contrôler ces écarts, autant que faire se peut, pour éviter une implosion sociétale. Il en va de leur statut de quatrième pouvoir.

jeudi, juin 15

ESPAGNE 4-0 UKRAINE (GROUPE H)

Un match magnifique

Assurément le meilleur match de la compétition après la fin des tout premiers matches. Des buts magnifiques de la part de l'Espagne. Du beau spectacle. Dommage que l'Ukraine n'est pas été au niveau pour répondre à la "Selecion".

ESPAGNE: L'année du sacre?

Les Espagnols sont rentrés de plein-pied dans la compétition. Ils s'affirment au même titre que le Brésil, l'Argentine ou la République Tchèque comme un des grands favoris au titre mondial. Avec des atouts offensifs comme David Villa ou Fernando Torres, ils peuvent aller très loin dans le tournoi. Mais attention, l'Espagne reste la spécialiste des grosses désillusions en Coupe du Monde!

UKRAINE: Dur apprentissage!

L'Ukraine se souviendra longtemps du premier match de sa jeune histoire en Coupe du Monde. Complétement dépassés d'entrée par les Hibères, les Ukrainiens ne sont jamais parvenus à rentrer dans le match. Même le "sauveur", Andreï Schevchenko, n'a rien pu faire. L'attaquant milanais manque de temps de jeu. S'ils veulent réaliser l'exploit en passant la phase de groupes, il va falloir trouver d'autres solutions. Et vite!

TUNISIE 2-2 ARABIE SAOUDITE (GROUPE H)

Un match ouvert

Un bon match entre deux équipes d'un niveau équivalent. Malheureusement, ce match nul risque de ne satisfaire aucune des deux équipes dans la course à la qualification.

TUNISIE: Un match nul qui vaut une défaite

Les "Aigles de Carthage" comptaient beaucoup sur ce match pour prendre un bon départ dans ce groupe. Ca avait bien commencé avec l'ouverture du score en première période. Malheureusement, les hommes de Roger Lemerre se sont relachés en deuxième mi-temps. D'abord avec l'égalisation des Saoudiens à la 56ème minute, puis avec le deuxième but des Saoudiens à 7 minutes de la fin. Les Tunisiens ont bien réagi en égalisant dans les ultimes secondes. Ils s'évitent ainsi un important revers. Espérons pour eux que ce nul n'aura pas trop d'incidence sur la suite de leur compétition. Cela risque d'être difficile face à l'Ukraine et surtout l'Espagne qui a fortement impressioné face aux compatriotes d'Andreï Schevchenko.

ARABIE SAOUDITE: Si proches de l'exploit.

Les Saoudiens sont souvent considérés, à tort, comme des adversaires "faciles". Ils commencent à avoir l'habitude des matches pronostiqués en leur défaveur. C'était encore le cas pour ce match contre la Tunisie. Ils étaient tout proches d'empocher les 3 points en prenant l'avantage en fin de match. Attendons la suite de la compétition pour savoir s'ils ont réellement progressés.