jeudi, avril 20

LIGUE DES CHAMPIONS : BARCELONE EN BALLOTAGE FAVORABLE

Dans le « choc » des demi-finales qui l’oppose au Milan AC, le FC Barcelone est en situation favorable dans la course à la finale, après sa victoire (1-0), mardi soir à San Siro.

Dans ce match, véritable affiche qui fait saliver d’envie tous les amateurs de ballon rond, deux styles radicalement opposés se sont affrontés. D’un côté, la fougue offensive catalane qui n’est pas sans rappeler le glorieux « football total » de l’Ajax des années 70. De l’autre, le célèbre « catenaccio » (le « verrou ») défensif italien.

Un début de match milanais

Pris par l’enjeu et la peur de mal faire, les deux équipes s’observent en début de match. Poussés par des tifosis chauffés à blanc, les Milanais se montrent les premiers dangereux par Gilardino (frappe sur le poteau, 14e) et Schevchenko, qui bute sur le gardien catalan, Victor Valdes (15e). Les Italiens mènent le jeu durant toute la première mi-temps, malgré quelques réactions espagnoles timides.

Le Barça fait sauter le verrou…

Au retour des vestiaires, les « Blaugranas » se réveillent enfin. Ils parviennent enfin à développer et imposer leur jeu, notamment au milieu de terrain, grâce à un Ronaldinho intenable. Leur domination se concrétise au tableau d’affichage lorsque Ludovic Giuly place une reprise de volée dans la lucarne de Dida, sur un service de… Ronaldinho !

Ironie du sort, c’est un ancien Lyonnais qui ouvre le score face au Milan AC et permet à son équipe de compter sur le fameux but à l’extérieur si important, puisqu’il compte double, dans l’optique du match retour au Nou Camp.

… et réalise le hold-up parfait.

Après l’ouverture du score, Barcelone continue de contrôler le jeu. Gennaro Gattuso, milieu défensif pourtant réputé accrocheur, ne parvient pas à museler le Ballon d’Or 2005. Et les rares situations chaudes que se procurent les « Rossoneri », ne suffisent pas à inverser la tendance. Pis, les supporters milanais saluent les actions de leur équipe par des sifflets et quittent le stade avant la fin du match.


Les hommes de Franck Rijkaard ramènent donc ainsi ce qu’ils étaient venu chercher : une précieuse victoire. Mais au-delà du résultat, Barcelone prouve que le football reste un sport collectif et que le beau jeu existe encore. C’est là toute la différence avec Chelsea, l’autre « grande équipe » du moment. En effet, le technicien batave a réussi à donner une âme à ce collectif, qui n’est pas seulement une accumulation de noms prestigieux sur une feuille de match. Ainsi, l’éternel rival du Real Madrid dans la Liga espagnole, s’affirme de plus en plus comme la meilleure équipe du continent, voire, du monde !

mardi, avril 18

L' Olympique Lyonnais fête son cinquième titre national de rang

Attention!: L'abus de titres est dangereux pour la santé des supporters

mercredi, avril 5

"Regard sur mes contemporains": les Niketamers

J'inaugure par ce billet, une série de portraits humoristiques. L'esprit qui m'anime est celui d'un sociologue amateur soucieux "d'éclairer" les lecteurs sur les codes sociaux de mes contemporains. Il est évident, tout du moins dans mon esprit, que tout ce qui va suivre est à prendre au second degré.


Tu en as marre de ne pas te faire respecter ?

Tu voudrais compenser la petite taille de ton sexe par l’achat d’une grosse voiture et l’impression d’avoir de la puissance ? Si tel est ton cas, deviens une caillera du sud. Lis bien attentivement ce petit guide, tu sauras tout ce que tu voulais savoir sur les cailleras sans jamais avoir osé demander !!

1) Le look :
Tout passe par le look (il est vrai que si tu comptes miser sur ton intelligence, tu n’as aucune chance de devenir une vraie caille.). Des pieds à la tête, cela donne :
· Les « Requins » : LA chaussure de caille par excellence, disponible en 50 millions de coloris (« t’as vu ? »). Malgré ce choix pléthorique (houlà !! 4 syllabes pour un seul mot ?? ça existe ??? WESH ça existe !!), toute la tribu s’arrange pour avoir des chaussures rigoureusement identiques.
· Le jogging Adidas remonté jusqu’au genou pour laisser apparaître la virgule Nike de la chaussette blanche qui, elle, couvre tout le mollet. Alors là, il faut qu’on m’explique où est l’intérêt d’une telle pratique ? Pourquoi ne pas s’acheter directement un short ?
· Le pull : généralement orné du logo d’une marque de streetwear, en taille XXXXXXXXL pour des mecs qui pèsent au maximum 30 kg tous mouillés !
· Pour le couvre-chef plusieurs possibilités. Parmi les plus courantes : la casquette de base-ball (rose 9 fois sur 10, comme c’est exquis ;-@ !!!), la simple visière posée dans tous les sens (généralement posée sur l’arrière de la tête et toujours accompagnée des lunettes mises sur l’arrière de la tête : très pratique pour voir qui arrive derrière, on sait jamais…), le béret mis sur le côté pour l’option « siège-baquet » (cf. les accessoires :"la voiture", PS:baquet...la faute est volontaire)

2) L’attitude :
Une seule règle pour avoir la bonne attitude : ressembler à du chewing-gum. EXPLICATION : toujours marcher en trainant la jambe comme si elle était cassée. Premièrement, ça donne plus de « staïleu ». Enfin, en théorie seulement car en pratique, ça procure encore plus de fous-rires à ceux qui les observent… Deuxièmement, il se peut que la jambe du sujet soit effectivement cassée à cause d’une mauvaise rencontre avec quelques buveurs de pastis (mais si, vous savez, ceux avec des képis…). Car, tout le monde le sait, ce qui frappe le plus un étranger lorsqu’il arrive en France c’est la police (merci Gustave Parking…)

3) Le langage :
Voici, pour parfaire ta panoplie de « PPC » (Parfaite Petite Caille), un petit dictionnaire de leurs expressions les plus courantes. Si jamais ta religion t’interdit de les utiliser (ce que je peux parfaitement comprendre…), tu pourras au moins savoir ce qu’ils te disent pendant que tu leur fileras quelques baffes.

B comme :

Bouffon(s) : personne(s) qui ne partage(nt) pas les même codes sociologiques que les PPC.

G comme :

Gueule (ma) : peut remplacer selon le cas, les pronoms personnels « je » ou « tu »
Ex : « ça va, ma gueule ? » => « Comment vas-TU aujourd’hui ? » réponse : « Wesh ma gueule ! » => « JE me sens en forme ! »

Gros : « ami ». Exemple : « Ouais, gros, bien ou bien ? » => « Bonjour mon ami, comment te sens-tu aujourd’hui ? » Il existe plusieurs synonymes : « brotha (nigga) », « tepos (potes pour les profanes) » etc.

V comme :

Vu (t’as) : équivalent du « putain, con » marseillais, il remplit la même fonction, c’est-à-dire, annule et remplace toute la ponctuation.
Ex : « C’matin t’as vu j’arrive à la fac t’as vu j’avais cours t’as vu » => « Ce matin, j’arrive à la fac, j’avais cours. »
P.S. : si vous avez d’autres termes pour augmenter ce dictionnaire, j’attends vos suggestions avec plaisir et impatience.

4) Les « accessoires » :

Le principal et indispensable accessoire de toute PPC qui se respecte, c’est sa voiture. Mais, ATTENTION, pas n’importe quelle voiture ! Non, 9 fois sur 10, c’est la VW Polo match tuning. Là encore, prudence : il faut que la voiture soit tunée façon « beauf tuning » (oui, sinon c’est beaucoup moins drôle !).

EXPLICATION :

Ø Couleur de carrosserie « flashy »
Ø Voiture « rabaissée » de partout
Ø Pot d’échappement ressemblant à une tuyère de F-16 américain

Et SURTOUT, plusieurs éléments essentiels :

Ø Autoradio Pioneer qui gueule des morceaux de rap US (« ça crache… »)
Ø Volant sport pour pouvoir poser une main pendant que l’autre bras est accoudé à la vitre ouverte.
Ø Le fameux « siège-baquet » (sans commentaires…)
Ø Et le meilleur du pire : l’autocollant « Golf Touch » sur la vitre arrière


Voilà, maintenant tu sais tout sur les PPC. En fait, si tu respectes toutes les règles de ce guide, tu te feras encore moins respecter mais au moins, ça me permettra de me foutre de ta gueule…

Lyon: LE REVE BRISE

Ils y croyaient tous. Président, entraineur, joueurs, et avec eux la France du football: ils se voyaient déjà en haut de l'affiche. Et tout s'est écroulé, en deux minutes...

" Vous auriez deux minutes?". Cette phrase anodine doit trtter dans les têtes lyonnaises à l'heure qu'il est. Deux petites minutes qui les ont fait passer du paradis à l'enfer.

Un début de match idéal

Motivés, les Lyonnais attaquent le match tambour battant. Emmenés par un Juninho plein d'envie après sa suspension du match aller, les Lyonnais, grâce à un 4-3-3 solide, dominent. Et même l'ouverture du score par Inzaghi, de la tête (25è), ne les ébranlent pas. Pour preuve, il ne leur faut que égaliser grâce à Diarra, là aussi de la tête. A partir de cet instant, le match est à l'image du score: équilibré. Les champions de France, forts de leur but marqué à l'extérieur (qui compte donc double), gèrent leur match en conséquence.

2 minutes de trop...

Tout le monde voit alors l'Olympique Lyonnais en demi-finales, et puis, en fin de match la belle machine se détraque. Inzaghi, tout d'abord, joue le rôle du grain de sable, en plaçant au fond des filets un ballon qui traîne dans la surface (88è). A peine le temps de se frotter les yeux pour y croire, et c'est Schevchenko qui, dans la foulée, enterre définitivement les illusions des Lyonnais, en inscrivant le troisième but italien (93è).

Revenir plus forts

S'il restera comme une "tache" sur une saison rhodanienne exemplaire, ce match leur permettra, au moins, de mesurer le chemin qui reste à parcourir. Ils reviendront donc l'année prochaine (car le cinquième titre national paraît quasiment acquis), retenter leur chance. Car cette équipe, n'en doutons pas, a le potentiel pour s'asseoir, un jour, sur le toit de l'Europe.