LIGUE DES CHAMPIONS : BARCELONE EN BALLOTAGE FAVORABLE
Dans le « choc » des demi-finales qui l’oppose au Milan AC, le FC Barcelone est en situation favorable dans la course à la finale, après sa victoire (1-0), mardi soir à San Siro.
Dans ce match, véritable affiche qui fait saliver d’envie tous les amateurs de ballon rond, deux styles radicalement opposés se sont affrontés. D’un côté, la fougue offensive catalane qui n’est pas sans rappeler le glorieux « football total » de l’Ajax des années 70. De l’autre, le célèbre « catenaccio » (le « verrou ») défensif italien.
Un début de match milanais
Pris par l’enjeu et la peur de mal faire, les deux équipes s’observent en début de match. Poussés par des tifosis chauffés à blanc, les Milanais se montrent les premiers dangereux par Gilardino (frappe sur le poteau, 14e) et Schevchenko, qui bute sur le gardien catalan, Victor Valdes (15e). Les Italiens mènent le jeu durant toute la première mi-temps, malgré quelques réactions espagnoles timides.
Le Barça fait sauter le verrou…
Au retour des vestiaires, les « Blaugranas » se réveillent enfin. Ils parviennent enfin à développer et imposer leur jeu, notamment au milieu de terrain, grâce à un Ronaldinho intenable. Leur domination se concrétise au tableau d’affichage lorsque Ludovic Giuly place une reprise de volée dans la lucarne de Dida, sur un service de… Ronaldinho !
Ironie du sort, c’est un ancien Lyonnais qui ouvre le score face au Milan AC et permet à son équipe de compter sur le fameux but à l’extérieur si important, puisqu’il compte double, dans l’optique du match retour au Nou Camp.
… et réalise le hold-up parfait.
Après l’ouverture du score, Barcelone continue de contrôler le jeu. Gennaro Gattuso, milieu défensif pourtant réputé accrocheur, ne parvient pas à museler le Ballon d’Or 2005. Et les rares situations chaudes que se procurent les « Rossoneri », ne suffisent pas à inverser la tendance. Pis, les supporters milanais saluent les actions de leur équipe par des sifflets et quittent le stade avant la fin du match.
Les hommes de Franck Rijkaard ramènent donc ainsi ce qu’ils étaient venu chercher : une précieuse victoire. Mais au-delà du résultat, Barcelone prouve que le football reste un sport collectif et que le beau jeu existe encore. C’est là toute la différence avec Chelsea, l’autre « grande équipe » du moment. En effet, le technicien batave a réussi à donner une âme à ce collectif, qui n’est pas seulement une accumulation de noms prestigieux sur une feuille de match. Ainsi, l’éternel rival du Real Madrid dans la Liga espagnole, s’affirme de plus en plus comme la meilleure équipe du continent, voire, du monde !

