vendredi, mars 31

LYON-MILAN : UN MATCH NUL A TROIS POINTS

En concédant un match nul prometteur, à domicile, face au Milan AC, en quarts de finale aller de la Ligue Des Champions, les Lyonnais conservent toutes leurs chances de qualification au retour.

A voir le sourire crispé du président de l’Olympique Lyonnais, Jean-Michel Aulas, lors du tirage au sort de la phase finale de cette Ligue Des Champions 2006, on s’est dit que son équipe avait tout à craindre d’une équipe milanaise qui compte sur cette compétition pour sauver sa saison. Mais les champions de France en titre ont tenu le choc lors de cette première manche. Et pourtant, ce fut loin d’être simple.

Des Lyonnais impressionnés

Surement submergés par l’enjeu et par le palmarès de son adversaire, les Lyonnais ratent leur entame de match et laisse la maîtrise du début de match aux Italiens. Ceux-ci en profitent pleinement et grâce à une construction de jeu patiente et solide, ils se procurent les premières occasions dangereuses par l’intermédiaire de leur Ballon d’ Or, Andrei Schevchenko. Il faut un Grégory Coupet des grands soirs pour empêcher l’Ukrainien d’ouvrir la marque. Après un premier quart d’heure de flottement, le jeu lyonnais commence à se mettre en place. Tour à tour, Malouda et Carew tentent leurs chances, avant que Benoît Pedretti (préposé aux coups-francs en l’absence de Juninho, le canonnier en chef), ne se procure la plus belle occasion rhodanienne : un coup-franc plongeant à 25 mètres qui traverse toute la défense avant que Dida, le portier rouge et noir, ne parvienne à détourner en corner au prix d’une magnifique parade acrobatique…

Et Lyon engagea Coupet…

La performance de l’OL mercredi soir tient en grande partie à l’excellente performance de son gardien de but. En effet, à lui seul, il a réussi à décourager les attaquants milanais en général, et Andrei Schevchenko en particulier. A chacune de ses tentatives, l’attaquant lombard trouve le dernier rempart français en grande forme. Il justifie ainsi toute la confiance plaçé en lui par son entraineur et ses dirigeants et s'affirme de plus en plus (s'il en était encore besoin) comme un rouage essentiel de la machine lyonnaise.
Voilà un match qui n’arrangera pas les affaires de Raymond Domenech, le sélectionneur national, qui n’a toujours pas arrêté son choix quant au nom du gardien titulaire pour la prochaine Coupe du Monde. Gageons qu’avec d’autres performances de ce niveau d’ici la fin de la saison, Grégory Coupet aura du mal à se contenter d’une place de gardien numéro 2…

Malouda étincelant, Carew décevant

Les deux autres joueurs à avoir marqué ce match, pour des raisons très différentes, sont Florent Malouda et John Carew. Tandis que le premier tentait à plusieurs reprises de dynamiser le jeu lyonnais par ses nombreuses percées dans la défense italienne, le second, lui, accumulait les fautes inutiles et ne parvenait pas à concrétiser les quelques occasions qui s’offraient à lui. Fred, son remplaçant en fin de match, semblait bien meilleur mais un peu timoré dans ses tentatives. On remarquera également les bonnes performances des « jeunots », notamment l’arrière latéral François Clerc (opposé à Serginho puis au virtuose Kaka) et Jérémy Clément, remplaçant de Benoît Pedretti dans l’entrejeu lyonnais en seconde période.

Les « papys flingueurs »

L’ « attraction » de ce match réside également dans la titularisation, côté milanais, du défenseur central, Alessandro Costacurta (40 ans), remplacé par l’emblématique Paolo Maldini (37 ans) en seconde période. Tous les deux ont correctement tenu leurs places dans le dispositif de l’entraineur transalpin, Carlo Ancellotti. Malheureusement, ils ont rapidement levé le pied ce qui a permis aux attaquants lyonnais de se créer quelques situations intéressantes face au but italien. Et comment ne pas parler de Gennaro Gattuso ? L’infatigable milieu de terrain a récupéré un nombre incalculable de ballons dont ont pu largement profité les attaquants italiens.

Tout reste à faire…

En décrochant ce match nul au goût de victoire (sans encaisser de buts à domicile, et c’est là le plus important !), les Lyonnais sont en ballotage favorable, en ce qui concerne une éventuelle qualification, pour le match retour. Encore faut-il aller s’imposer dans l’antre de San Siro ! Grâce à un succès en Italie, les hommes de Gérard Houiller pourraient poursuivre leur belle aventure dans la course au trophée et ainsi franchir un palier supplémentaire vers un futur statut de « Grand d’Europe »…

mardi, mars 28

Bilan 31éme journée de L1

Et bien pour un début, c'est pas trop mal avec un score de 4 bons résultats sur 10 rencontres. Evidemment, c'est pas encore assez pour décrocher le gros lot... Désolé à ceux qui ont tenté de copier mes pronostics pour le jeu officiel... Mais rassurez-vous, ça ne peut aller qu'en s'améliorant!

A la prochaine journée!

mercredi, mars 22

Un brin d'humour... version 2.0

www.shermix.com

Voici un site que je vous recommande plus que chaudement. Des dizaines des vidéos amateures nous offrent des instants de franche rigolade.

Je vous propose une petite sélection personnelle de vidéos à voir (et revoir):

attention: les numéros des pages sont donnés à titre indicatif, ils peuvent changer en fonction de l'évolution du site. Si les numéros de pages ne correspondent pas, tapez les titres dans l'espace "recherche" du site:

Moulin Huge (p.2): une parodie hilarante de Moulin Rouge réalisée lors de la dernière cérémonie des MTV Music Awards.

La Vraie Famille Simpson (p.2): où on apprend que la célèbre famille existe vraiment!

French Maid TV (p.4): Vous voulez apprendre les gestes qui sauvent en évitant d'avoir un gros barbu en guise d'instructeur? Cette vidéo est faite pour vous. Voilà comment joindre l'utile à l'agréable...

Opera (p.4): parce qu'on aime bien que nos enfants soient les stars de leur fête d'école. Frissons garantis...

Technique Ketchup (p.7): parce que nous, les hommes, on aime la douceur...

South Park (p.15): parce que le téléchargement sur le Net, c'est mal!

Jesus en Musique (p.16): on va devoir encore attendre pour son retour sur la Terre...

Spice Girls (p.20): parce que les Spice Girls ne sont pas mortes et parce qu'on rigole bien chez McDo. De loin, mon préféré.

jeudi, mars 16

C(r)oupe du Monde 2006 ?

Qu’ouïs-je ? Qu’entends-je ? On a fait « livrer » des prostitués en Allemagne en prévision de la Coupe du Monde 2006 ?!

Hélas, le football nous montre encore une fois l’un de ses visages les moins reluisants… Mais à quoi pensaient ceux qui ont eu cet éclair de « génie » ? Est-ce ça la panacée à tous les problèmes qui secouent le petit monde du ballon rond ?

A l’heure ou le plus gros chantier réside dans la résolution des problèmes de racisme (la toute récente affaire Eto’o), de violence (30 supporters parisiens viennent d’écoper d’une suspension de stade à vie), ou d’assainissement des finances des clubs (le procès des comptes de l’OM s’est ouvert il y a peu), on ne trouve rien de mieux que cette « solution » ? Mais où s’arrêteront donc les dérives ?

Cette « brillante idée » ne profitera, en définitive, à personne : ni aux joueurs qui risquent de rater la compétition de leur vie ( souvenons-nous de la venue des femmes de joueurs de l’équipe de France en Corée, en 2002, avec les résultats que l’on sait), ni aux supporters qui viennent pour assister aux matches principalement et non pour profiter de ce genre « d’attraction » (à moins que le gouvernement allemand espère en tirer un quelconque bénéfice financier et/ou publicitaire), ni aux intéressées elles-mêmes, qui voient souvent dans ces propositions une occasion de venir vivre en Europe occidentale et ne se rendent pas toujours compte (ou trop tard) de la triste réalité.

Il serait peut-être temps de redéfinir certaines priorités qui permettrait à ce sport de redorer son blason. Dans un milieu qui se mondialise comme le reste de l’économie, où les clubs sont guidés (et trop souvent dépassés) par le pouvoir de l’argent, il serait bon de se souvenir des « fondamentaux », comme diraient les amateurs de ballon ovale. En l’occurrence, le football est et doit rester un jeu, où seule compte la vérité du terrain.

mardi, mars 14

Premier article

Cet article n'est pas très récent: je l'ai rédigé à l'occasion de l'Euro 2004 de football au Portugal. Cependant, je tenais à le soumettre à vos appréciations car c'est le premier article que j'ai écrit en tant que "journaliste amateur". J'attends donc vos remarques comme d'habitude. Merci d'avance.


Equipe de France : le long chemin de croix…

Le réveil est douloureux, ce matin, à Santo Tirso. Et pour cause : la France ne conservera pas le seul titre qui lui restait, après son élimination sans gloire en quart de finale de l’Euro 2004 face à un adversaire qui semblait largement à sa portée. Les Français rejoignent la « charrette des condamnés » avec les autres grandes nations déjà éliminées.

Tous les secteurs de jeu ont souffert tout au long du tournoi : que dire des performances très moyennes de Mikaël Silvestre sur les trois matches de poule (il provoque le penalty (heureusement) raté par David Beckham, il rate sa relance sur le but suisse…) qui mettent en danger une défense autrefois souveraine. Que dire d’un milieu de terrain récupérateur, qui n’a plus de récupérateur que le nom (malgré les efforts désespérés de Claude Makélélé pour remplacer Patrick Vieira.).Que dire enfin du rôle de figurant joué par David Trézéguet en attaque (remplacé à chaque match par un Louis Saha bien meilleur mais malheureusement encore un peu « jeune » dans sa carrière internationale.)

Heureusement, dans ce flot d’incertitudes et d’approximations, quelques individualités se dégagent : Barthez, impérial face aux Anglais, (et qui n’a fait que retarder l’échéance face aux Grecs), est revenu à son meilleur niveau après sa saison chaotique. Pires et Lizarazu ont bien tenté par leurs débordements de donner un peu de vie au jeu français : sans succès…
Et comment ne pas évoquer Zinedine « Jésus » Zidane qui, par des éclairs de génie, sort les Français de leur jeu terne, stéréotypé et sans relief. Mais que se passe-t-il lorsque « Jésus » ne fait plus de miracles? Lorsque Thierry Henry, véritable moteur offensif, est en panne d’inspiration ? Et bien malheureusement rien… L’équipe de France est (re)devenue hier soir une équipe tragiquement ordinaire dont le jeu approximatif et sans génie ne fait plus peur à personne…

L’échec à peine digéré, les réactions (bien françaises) affluent. On cherche des excuses pour éviter de voir la pénible vérité en face. Certes, Ludovic Giuly après une saison exceptionnelle avec l’AS Monaco aurait pu dynamiser davantage le milieu de terrain. Mais ça, personne ne le saura jamais… Jacques Santini a aussi sa part de responsabilité (comme tous les entraîneurs du monde après un échec) en s’obstinant à aligner la même équipe sur les quatre matches sans tenir compte de la performance des remplaçants (le cas de Louis Saha contre la Suisse est un exemple flagrant.)

Mais l’excuse qui semble être la panacée universelle à toutes les contre-performances de l’équipe de France est celle de la forme physique des joueurs. Pourtant cela ressemble fort à un faux problème puisque selon les déclarations d’avant tournoi de Zinedine Zidane : « l’équipe a compris l’échec de la Coupe du Monde 2002 et s’est bien mieux préparé physiquement. »

Alors reste le problème des calendriers (également souvent évoqué.). Mais là, les joueurs doivent réellement se remettre en question en se posant LA question qui dérange : préfèrent-ils leur club ou l’équipe nationale ? S’ils préfèrent leur pays alors ils devront savoir faire quelques concessions pour regagner des titres. Pour cela deux alternatives simples : soit jouer dans des clubs de moindre importance sans objectifs européens, soit de rester dans leurs grands clubs européens mais en acceptant de faire l’impasse sur certains matches importants.

A partir de cette réflexion de fond, avec l’émergence d’une nouvelle génération prometteuse (Saha, Giuly, Rothen, Djibril Cissé, Govou, Landreau et tant d’autres…) et l’arrivée d’un nouveau sélectionneur, parions que le voile de l’échec se lèvera bientôt et que la vitrine des trophées deviendra (vite ?) trop petite. Les Français entrent maintenant dans une phase de reconstruction (un long calvaire en perspective) mais que bientôt les supporters absoudront tous leurs péchés. Tous les espoirs sont permis…

Un brin d'humour...

... parce qu'on est pas des machines. le Web nous offre quelques perles de détente (bien méritée) entre 2 réunions ou dossiers. Voici une petite liste (non-exhaustive) de petites choses sympathiques, vivement conseillées par votre serviteur:

www.bkcrew.free.fr :

Retrouvez les aventures de Pingu la Racaille, ou quand la banlieue se déplace sur la banquise. Cela donne un phrasé plutôt fleuri et un grand moment de bonheur.

www.comitedelaclaque.com :

Un groupe de comédiens qui s'exprime via la Toile par des parodies hilarantes.

Pour les deux adresses qui suivent, la compréhension de la langue de Shakespeare est nécessaire:

www.leasticoulddo.com

Un webcomic déroutant et (très) souvent drôle.

www.beyondgrandpa.com/drtran/main.html :

En arrivant sur la page, selectionnez le petit clip. C'est un petit bijou de drôlerie, classé 5 étoiles. Très Très vivement conseillé (je le passe souvent en boucle, c'est dire...)

Voilà pour la première fournée d'adresses interressantes. Elle evoluera bien sûr en fonction de mes découvertes.

Il est évident que si vous en avez à me proposer, je suis preneur.

Alors, il ne vous reste plus qu'une chose à faire: RELAX AND ENJOY!

Réflexion sur le traitement des manifestations anti-CPE

Ces derniers jours, il faut vraiment vivre en ermite pour échapper aux récits des manifestations étudiantes anti-CPE.
En tant que futur journaliste, je m'interroge sur le problème récurrent dans le traitement de ces informations. En effet, les media préfèrent souvent insister plus lourdement sur les manifestations qui débordent plutôt que sur celles qui se déroulent normalement. Faut-il que ces mêmes media succombent invariablement aux sirènes (ou au diktat selon le point selon lequel on se place) du sacro-saint Audimat pour diffuser des images de batailles rangées entre étudiants et CRS devant les facultés occupées?
Les jeunes, dans leur ensemble, ne devraient pas avoir à pâtir de l'image déplorable que certaines "brebis galeuses" tentent, plus ou moins volontairement, de donner de la jeunesse, sous le fallacieux prétexte d'une augmentation (éventuelle) des taux d'écoute et des Parts De Marché (les trop fameuses PDM).
Malheureusement, cette errreur n'est pas nouvelle et se reproduit quasiment à chaque vague de mécontentement des étudiants et des lycéens. Cette erreur ne se reproduisant pas lors de mobilisations d'"adultes" (syndicalistes et/ou corps de métiers)
Ce genre de traitement provoque souvent l'incompréhension de l'opinion publique vis-à-vis de cette violence et ne fait que détendre, encore un peu plus, les liens sociaux dans la société française, déjà bien fragiles.

dimanche, mars 12

Rugby: France-Angleterre: Good Game!

La France s'est offert, ce dimanche, "l'ennemi" anglais (31-6) et garde de sérieuses chances de remporter le Tournoi.

Dans le "match à quatre" ( Angleterre, Irlande, Ecosse et France), qui doit désigner le vainqueur du Tournoi des Six Nations 2006, le XV de France vient de prendre une sérieuse option sur le titre, après une victoire plus que convaincante face au XV de la Rose.


Dès l'entame, les Français imposent leur jeu et mènent rapidement au score après un essai du Toulousain Florian Fritz, transformé par Yashvili ( 7-0, 2è). Par leur agressivité constante et leur présence à l'impact, les Français prennent progressivement l'ascendant sur des Anglais totalement dépassés. Grâce à 3 pénalités réussies ( 5è,12è et 32è), l'inévitable Yaschvili concrétise la domination française au tableau d'affichage. Seuls une pénalité (Yaschvili, 18è) et un drop (Michalak, 59è) manqués atténueront l'ampleur de l'humiliation anglaise.

Les Anglais, de leur côté tentent bien de réagir face à la déferlante bleue, mais la tentative de pénalité d'Hodgson trouve le poteau (29è). Il faut attendre les arrêts de jeu de la première période pour voir le compteur de points anglais se débloquer, grâce à une pénalité réussie de Roy Hodgson.

En début de seconde période, les Anglais, vexés, durcissent le jeu et réduisent le score par une pénalité de Andy Goode (remplaçant de l'infortuné Hodgson) à la 43ème minute. On pense alors retrouver la véritable Perfide Albion, qui semble profiter d'une baisse de régime de la part des Tricolores. Malheureusement pour leurs supporters, les champions du monde en titre bafouillent leur rugby, et si Yaschvili (encore...) rate une pénalité à la 59è minute, Traille, lui, profite d'une mauvaise réception de Voyce (sur un jeu au pied de... Yaschvili), pour aller aplatir dans l'en-but le deuxième essai français (21-6, 68è).

Malgré plusieurs changements, les Anglais continuent de subir le jeu français, et sur un mauvais renvoi des lignes arrières anglaises, Dominici intercepte une passe avant de marquer un troisième essai entre les poteaux. La transformation de Yaschvili, nommé "Homme du match" pour son omniprésence sur le terrain, parachevait le succès français (31-6, 78è).

Cette vitoire, non seulement par l'ampleur du score mais également par la qualité du jeu produit par les hommes de Bernard Laporte, risque bien de devenir un match référence. De bonne augure à un an de la Coupe du Monde... en France.