LYON-MILAN : UN MATCH NUL A TROIS POINTS
En concédant un match nul prometteur, à domicile, face au Milan AC, en quarts de finale aller de la Ligue Des Champions, les Lyonnais conservent toutes leurs chances de qualification au retour.
A voir le sourire crispé du président de l’Olympique Lyonnais, Jean-Michel Aulas, lors du tirage au sort de la phase finale de cette Ligue Des Champions 2006, on s’est dit que son équipe avait tout à craindre d’une équipe milanaise qui compte sur cette compétition pour sauver sa saison. Mais les champions de France en titre ont tenu le choc lors de cette première manche. Et pourtant, ce fut loin d’être simple.
Des Lyonnais impressionnés
Surement submergés par l’enjeu et par le palmarès de son adversaire, les Lyonnais ratent leur entame de match et laisse la maîtrise du début de match aux Italiens. Ceux-ci en profitent pleinement et grâce à une construction de jeu patiente et solide, ils se procurent les premières occasions dangereuses par l’intermédiaire de leur Ballon d’ Or, Andrei Schevchenko. Il faut un Grégory Coupet des grands soirs pour empêcher l’Ukrainien d’ouvrir la marque. Après un premier quart d’heure de flottement, le jeu lyonnais commence à se mettre en place. Tour à tour, Malouda et Carew tentent leurs chances, avant que Benoît Pedretti (préposé aux coups-francs en l’absence de Juninho, le canonnier en chef), ne se procure la plus belle occasion rhodanienne : un coup-franc plongeant à 25 mètres qui traverse toute la défense avant que Dida, le portier rouge et noir, ne parvienne à détourner en corner au prix d’une magnifique parade acrobatique…
Et Lyon engagea Coupet…
La performance de l’OL mercredi soir tient en grande partie à l’excellente performance de son gardien de but. En effet, à lui seul, il a réussi à décourager les attaquants milanais en général, et Andrei Schevchenko en particulier. A chacune de ses tentatives, l’attaquant lombard trouve le dernier rempart français en grande forme. Il justifie ainsi toute la confiance plaçé en lui par son entraineur et ses dirigeants et s'affirme de plus en plus (s'il en était encore besoin) comme un rouage essentiel de la machine lyonnaise.
Voilà un match qui n’arrangera pas les affaires de Raymond Domenech, le sélectionneur national, qui n’a toujours pas arrêté son choix quant au nom du gardien titulaire pour la prochaine Coupe du Monde. Gageons qu’avec d’autres performances de ce niveau d’ici la fin de la saison, Grégory Coupet aura du mal à se contenter d’une place de gardien numéro 2…
Malouda étincelant, Carew décevant
Les deux autres joueurs à avoir marqué ce match, pour des raisons très différentes, sont Florent Malouda et John Carew. Tandis que le premier tentait à plusieurs reprises de dynamiser le jeu lyonnais par ses nombreuses percées dans la défense italienne, le second, lui, accumulait les fautes inutiles et ne parvenait pas à concrétiser les quelques occasions qui s’offraient à lui. Fred, son remplaçant en fin de match, semblait bien meilleur mais un peu timoré dans ses tentatives. On remarquera également les bonnes performances des « jeunots », notamment l’arrière latéral François Clerc (opposé à Serginho puis au virtuose Kaka) et Jérémy Clément, remplaçant de Benoît Pedretti dans l’entrejeu lyonnais en seconde période.
Les « papys flingueurs »
L’ « attraction » de ce match réside également dans la titularisation, côté milanais, du défenseur central, Alessandro Costacurta (40 ans), remplacé par l’emblématique Paolo Maldini (37 ans) en seconde période. Tous les deux ont correctement tenu leurs places dans le dispositif de l’entraineur transalpin, Carlo Ancellotti. Malheureusement, ils ont rapidement levé le pied ce qui a permis aux attaquants lyonnais de se créer quelques situations intéressantes face au but italien. Et comment ne pas parler de Gennaro Gattuso ? L’infatigable milieu de terrain a récupéré un nombre incalculable de ballons dont ont pu largement profité les attaquants italiens.
Tout reste à faire…
En décrochant ce match nul au goût de victoire (sans encaisser de buts à domicile, et c’est là le plus important !), les Lyonnais sont en ballotage favorable, en ce qui concerne une éventuelle qualification, pour le match retour. Encore faut-il aller s’imposer dans l’antre de San Siro ! Grâce à un succès en Italie, les hommes de Gérard Houiller pourraient poursuivre leur belle aventure dans la course au trophée et ainsi franchir un palier supplémentaire vers un futur statut de « Grand d’Europe »…
