jeudi, juin 29

TOULOUSE : LE FITNESS A LA COTE !

Le sport c’est bon pour la santé ! Mais, ça n’est pas toujours facile d’avoir une pratique régulière quand on travaille. La solution ? Le fitness. Enquête sur une activité en pleine expansion.

Les Toulousains aiment le sport. Mais quand on est un citadin pressé, comment concilier vie professionnelle et pratique sportive ? Réponse : le fitness. L’engouement semble croissant pour cette activité, venue des Etats-Unis, il y a 10 ans. « C’est un secteur en plein essor actuellement. Nous comptons aujourd’hui 1400 membres. 500 de plus que l’année dernière. Nous nous efforçons de répondre à la demande en adaptant les activités et les tarifs à chaque classe d’âges : nous proposons 27 activités différentes, pour 35 à 40 euros par mois. » confirme Elodie, professeure de remise en forme au Movida Club.

Le nombre de salles est en constante augmentation. Cette diversité dans l’offre semble profiter au consommateur. « La concurrence est rude » avoue Elodie. La pratique du fitness, autrefois considérée comme élitiste, semble se démocratiser : « Nous avons des clients de catégories sociales diverses : étudiants, salariés… Et nous proposerons très bientôt des cours pour les personnes âgées. »

Les clients semblent suivre le rythme et n’ont pas peur de dépenser pour garder la forme : « Je consomme environ 100€ par moi pour l’achat du matériel et la pratique. Je viens ici 5 à 6 fois par semaine. », confesse Alexandre, 32 ans, client de la salle.

Un fait qui se confirme en visitant un magasin Décathlon : « Les clients dépensent en moyenne 30€ pour les achats d’articles de remise en forme. Cela va de la simple barre chocolatée au calculateur de rythme cardiaque. » confie Ludovic, vendeur du rayon Santé et Bien-être.

A l’heure où les grands complexes sportifs sont construits en périphérie, par manque de place, le fitness s’affirme comme une des principales activités sportives en centre-ville. Autant dire qu’il a encore de beaux jours devant lui…

RETOUR SUR INFO: CPE : LA DESCENTE AUX ENFERS DE DOMINIQUE DE VILLEPIN

A chaque changement de gouvernement, le dossier de l’emploi revient comme un « marronnier ». Dès son arrivée à Matignon, Dominique de Villepin n’a pas fait exception.

Annoncée comme une « solution miracle » pour relancer l’économie et favoriser l’accès des jeunes à l’emploi, cette mesure n’a fait que mettre à jour et creuser les inégalités.

Un Premier Ministre attendu

Après l’échec du gouvernement Raffarin (malgré ses multiples remaniements), la nomination de Dominique de Villepin a suscité de vives réactions. Comment cet homme, diplomate brillant mais qui n’est jamais passé par les urnes allait- il redresser une situation préoccupante ?

Par son discours légèrement démagogique et ses rencontres sur le terrain, le nouveau Premier Ministre a réussi à inverser la tendance. Aucun de ses prédécesseurs n’était parvenu à gagner la confiance des Français autant que lui.

Le grain de sable

Et puis il y a eu le CPE ! Des conditions de travail jugées trop précaires par les syndicats étudiants et ouvriers, une période d’essai trop longue (2 ans.)… C’est le grain de sable qui a détraqué la belle mécanique villepiniste. Cinq semaines de grève, un pays paralysé : les spécialistes ont cru au retour des grandes grèves contre le gouvernement Juppé en 1995. Certains journalistes lui avaient prédit le même destin que celui-ci qui était à l’époque « le meilleur d’entre nous », selon le Président.
Au final, cette crise apparaît comme le plus grand échec de son mandat de Premier Ministre. Le CPE est enterré et le CNE (Contrat Nouvelle Embauche : destiné aux chômeurs de plus de 25 ans.), connaît un relatif échec dans son application : 71% d’entre eux ne font qu’anticiper une embauche déjà prévue. Plus grave : cette crise accentue la fameuse « fracture sociale ».

Le fossé s’est creusé : la responsabilité des média.

La multiplication des sources d’information et la vitesse de circulation de celle-ci poussent les journalistes à angler leurs sujets sur les détails de l’évènement à traiter. Cela peut devenir un terrain glissant. Comme le démontre Florence Aubenas, dans son livre « La fabrication de l’information », « c’est désormais le journaliste qui fait l’information et non plus l’information qui fait le journaliste. ». On constate parfois quelques dérives : la diffusion des images des casseurs dans de nombreux reportages n’améliore pas l’image de la jeunesse. Certains spécialistes estiment que ce n’est là qu’un prolongement des émeutes de novembre 2005.
Au plan national, les liens intergénérationnels s’en trouvent encore un peu plus distendus. Au plan international, la France apparaît comme un pays vieillissant qui s’accroche à ses acquis sociaux. Les media, en tant que vecteur de lien social, doivent contrôler ces écarts, autant que faire se peut, pour éviter une implosion sociétale. Il en va de leur statut de quatrième pouvoir.

jeudi, juin 15

ESPAGNE 4-0 UKRAINE (GROUPE H)

Un match magnifique

Assurément le meilleur match de la compétition après la fin des tout premiers matches. Des buts magnifiques de la part de l'Espagne. Du beau spectacle. Dommage que l'Ukraine n'est pas été au niveau pour répondre à la "Selecion".

ESPAGNE: L'année du sacre?

Les Espagnols sont rentrés de plein-pied dans la compétition. Ils s'affirment au même titre que le Brésil, l'Argentine ou la République Tchèque comme un des grands favoris au titre mondial. Avec des atouts offensifs comme David Villa ou Fernando Torres, ils peuvent aller très loin dans le tournoi. Mais attention, l'Espagne reste la spécialiste des grosses désillusions en Coupe du Monde!

UKRAINE: Dur apprentissage!

L'Ukraine se souviendra longtemps du premier match de sa jeune histoire en Coupe du Monde. Complétement dépassés d'entrée par les Hibères, les Ukrainiens ne sont jamais parvenus à rentrer dans le match. Même le "sauveur", Andreï Schevchenko, n'a rien pu faire. L'attaquant milanais manque de temps de jeu. S'ils veulent réaliser l'exploit en passant la phase de groupes, il va falloir trouver d'autres solutions. Et vite!

TUNISIE 2-2 ARABIE SAOUDITE (GROUPE H)

Un match ouvert

Un bon match entre deux équipes d'un niveau équivalent. Malheureusement, ce match nul risque de ne satisfaire aucune des deux équipes dans la course à la qualification.

TUNISIE: Un match nul qui vaut une défaite

Les "Aigles de Carthage" comptaient beaucoup sur ce match pour prendre un bon départ dans ce groupe. Ca avait bien commencé avec l'ouverture du score en première période. Malheureusement, les hommes de Roger Lemerre se sont relachés en deuxième mi-temps. D'abord avec l'égalisation des Saoudiens à la 56ème minute, puis avec le deuxième but des Saoudiens à 7 minutes de la fin. Les Tunisiens ont bien réagi en égalisant dans les ultimes secondes. Ils s'évitent ainsi un important revers. Espérons pour eux que ce nul n'aura pas trop d'incidence sur la suite de leur compétition. Cela risque d'être difficile face à l'Ukraine et surtout l'Espagne qui a fortement impressioné face aux compatriotes d'Andreï Schevchenko.

ARABIE SAOUDITE: Si proches de l'exploit.

Les Saoudiens sont souvent considérés, à tort, comme des adversaires "faciles". Ils commencent à avoir l'habitude des matches pronostiqués en leur défaveur. C'était encore le cas pour ce match contre la Tunisie. Ils étaient tout proches d'empocher les 3 points en prenant l'avantage en fin de match. Attendons la suite de la compétition pour savoir s'ils ont réellement progressés.

mercredi, juin 14

MEXIQUE 3-1 IRAN (GROUPE D)

Un match long à se dessiner

Un match un peu poussif entre les deux prétendants les plus sérieux à la deuxième place qualificative du groupe (sauf grosse surprise). Une situation compliquée pour les Mexicains qui s'est débloquée, comme la plupart des matches joués l'après-midi, dans le dernier quart-d'heure.

MEXIQUE: Paroles, paroles...

Classés 4èmes au classement FIFA avant le début de la Coupe Du Monde, le Mexique a globalement déçu dans ce premier match. Si on en juge par ce premier match, le Mexique, malgré la victoire, n'a pas franchement les moyens de ses ambitions, alors qu'ils avaient annoncé qu'ils seraient en finale. Comme quoi, au-delà des déclarations-choc, la seule vérité reste celle du terrain.

IRAN: Rien à se reprocher...

Même si le score peut paraître lourd, même si les Iraniens ont "offert" le deuxième but aux Mexicains, ils n'ont rien à se reprocher. ils ont joué leur chance à fond, tenant les Mexicains en échec pendant plus d'une heure (1-1). Dommage que le physique n'est pas suivi...

mardi, juin 13

BRESIL 1-0 CROATIE

Un match légèrement décevant

On nous avait prédit du grand spectacle avec l'entrée du champion en titre brésilien. Il faut bien avouer que, pour ma part, je suis resté un peu sur ma faim. Certes, il y a des beaux gestes et des occasions chaudes, mais les "Auriverde" auraient pu se faire surprendre par une très bonne équipe de Croatie. Une indication pour les futurs adversaires des Brésiliens et une leçon à retenir pour le sélectionneur, Carlos Alberto Parreira.

BRESIL: Un début un peu poussif.

Certes, l'expérience montre que les Brésiliens ne sont pas des spécialistes des matches de poule et qu'ils ont réussi à remporter la victoire finale en 2002 sans être géniaux, mais avec les meilleurs joueurs du monde (dont Ronaldinho, champion d'Espagne, d'Europe et Ballon d'Or en titre), la Seleçao aurait pu mieux faire. On retiendra quand même le chef-d'oeuvre de Kaka le milanais (frappe à l'entrée de la surface en pleine lucarne à la 44ème minute) qui permet aux Brésiliens de remporter les 3 points de la victoire. Nul doute que les Brésiliens vont monter en puissance tout au long du tournoi pour nous offrir le spectacle dont ils sont dignes.

CROATIE: Si proches, si loin...

Même si la victoire est finalement revenue aux Brésiliens, les Croates n'ont pas à rougir de leur prestation. Emmenés par un excellent Dado Prso, les demi-finalistes de l'édition 1998 sont passés tout prêt de l'exploit. Ils ont su exploiter les faiblesses brésiliennes (la défense centrale et le gardien) mais ont pêché par manque de finition, dommage. Leur niveau de jeu pourrait cependant leur permettre de se qualifier et de mettre en danger d'autres favoris.

COREE DU SUD 2-1 TOGO

Un bon match

Cette opposition entre les deux prétendus "plus faibles" était riche en rebondissements. Les deux équipes se sont livrées à fond. Avec à la clef trois jolis buts. Si la france et la Suisse n'y prennent pas garde, il se pourrait qu'ils aillent au devant de grandes désillusions face à ces deux équipes.

COREE DU SUD: Une victoire sur le fil

Les Coréens étaient annoncés comme les favoris de cette rencontre. Et pourtant, les demi-finalistes de l'édition 2002 ont bien failli se faire surprendre. Menés 1-0 à l'entame du dernier quart d'heure, ils parviennent à inverser la tendance grâce à l'expulsion du défenseur togolais Abalo. Les deux buts coréens sont magnifiques: un coup-franc pleine lucarne à l'entrée de la surface et une frappe de 25 mètres qui termine sa course également en lucarne. Les Coréens pourraient bien créer la surprise en terminant premiers de la poule. Place qu'ils occupent à l'issue de ce premier match. A suivre...

TOGO: manque d'expérience

Les "Eperviers" ont joué un très bon match face aux Coréens. Ils créent même la sensation en ouvrant le score en première mi-temps. Dommage qu'ils manquent d'expérience à ce niveau! Sinon, ils auraient pu éviter une expulsion et su préserver le score. La performance des Togolais est symptomatique de la qualité du football africain à l'heure actuelle. En effet, ils arrivent(comme le Ghana et la Côte d'Ivoire) à inquiéter leurs adversaires sans parvenir à décrocher la victoire. Rendez-vous dans 4 ans...

FRANCE 0-0 SUISSE (GROUPE G)

Un match très fermé

La France et la Suisse se connaissent bien. Un peu trop peut-être. Du coup, on a assisté à un match fermé, pour ne pas dire totalement vérouillé. Espérons que ce match nul ne porte préjudice à aucune des deux équipes...

FRANCE: Un moindre mal

60 millions de supporters attendaient ce moment avec impatience: le premier match de la France dans cette compétition. Malheureusement, pour le spectacle et le premier but français, il faudra encore patienter. Cette équipe n'a rien de transcendant ni de souverain: aucun secteur sûr et une organisation beaucoup trop défensive (2 milieux défensifs et une seule pointe) pour réellement inquiéter les Suisses. Merci donc à Fabien Barthez pour nous avoir évité une grosse désillusion. Mention spéciale pour Franck Ribéry: le Marseillais est apparu comme le plus inspiré des Français pour sa première titularisation. Un match à oublier...

SUISSE: Il ne manquait pas grand-chose.

Les Suisses ont attaqué le match par le bon bout. Ce sont eux qui se sont procurés les meilleures occasions (dont un tir sur le poteau à la 20ème minute). Les Helvètes n'ont absolument rien à se reprocher, malgré ce score nul et vierge. Ils s'affirment encore un peu plus comme des prétendants à la qualification. Entre la France, la Corée du Sud et eux, la lutte promet d'être rude pour l'accession au second tour.

AUSTRALIE 3-1 JAPON (GROUPE F)

Un match fou!

Quel match entre les deux "outsiders" de ce groupe! 3 buts dans les dix dernières minutes!
Le match mettait également aux prises deux "légendes" des bancs de touche: le néerlandais Guus Hiddink côté australien et Zinho, le "Pelé blanc", pour les nippons. Et dans ce match dans le match, le batave a fait les choix les plus judicieux. Dommage pour les nippons qui risquent à cause de cette défaite de repartir à la maison plus tôt qu'ils ne l'avaient prévu.
L'Australie et le Japon ont réussi à prouver, une fois de plus, que "le football est une pièce de théâtre tragi-comique dont on ne connaît jamais la fin."


AUSTRALIE: Une victoire in extremis!

Complètement dominés pendant plus d'une heure, les Australiens remportent, malgré tout, une victoire des plus précieuses dans un groupe composé du Brésil et de la Croatie. Merci donc à Cahill, auteur d'un doublé, et à Aloisi, rentrés en jeu dans le dernier quart d'heure. Malheureusement, il faudra montrer un tout autre visage face aux Brésiliens et aux Croates pour espérer une qualification qui serait un véritable exploit pour ce pays qui n'en est qu'à sa deuxième participation. La première, c'était en 1974, en ... Allemagne! Faut-il y voir un signe? Voilà qui pourrait inspirer le grand sorcier Hiddink!

JAPON: Une défaite et beaucoup de regrets...

Qu'y a-t-il de plus rageant de perdre un match qu'on a pourtant dominé de bout en bout? Pour les Japonais, rien. Ils pensaient avoir fait le plus dur en ouvrant le score en première mi-temps, bien aidés en cela par une très mauvaise sortie aérienne de Schwarzer. Ensuite, ils se sont contentés de gérer le score. Malheureusement, dominer n'est pas gagner, et les Japonais, trahis par leur physique et leur gardien ( irréprochable pendant 80 minutes), se font rejoindre. Puis dépasser. A eux maintenant de prouver qu'ils ont progressé et de tenter d'arracher quelques points dans leurs deux prochaines rencontres.

lundi, juin 12

ITALIE 2-0 GHANA (GROUPE E)

Un match agréable

Comme on pouvait s'y attendre, ce fut un match riche en occasions et en émotion. Si les matches éliminitoires ressemblent aux matches de poule comme celui-ci, ça nous promet encore du très beau spectacle et du très haut niveau.

ITALIE: Entrée réussie!

Grangrénée par les affaires de corruption (le gardien Buffon est mis en examen dans l'affaire des écoutes téléphoniques de la Juventus), diminuée par les blessure, on ne donnait pas cher de l'Italie avant le tournoi. Et pourtant, face aux "Brésiliens d'Afrique", la Squadra Azzura a parfaitement rempli son contrat en s'assurant à la fois les trois points de la victoire et une place parmi les favoris à la victoire. Reste à confirmer dans les deux prochains matches pour sortir premiers du groupe et ainsi "éviter" le Brésil en 1/8ème de finale!

GHANA: En plein apprentissage!

Les Ghanéens participent à leur première phase finale de Coupe du Monde de leur histoire. Malgré un potentiel impressionnant, personnalisé par l'ancien Lyonnais Michael Essien, les "Black Stars" manquent cruellement d'expérience à ce niveau pour espérer passer le premier tour. Malgré tout, cela leur servira beaucoup dans l'avenir. On reverra briller les "Etoiles Noires" peut-être plus tôt qu'on ne le pense. A dans 4 ans!

ETATS-UNIS 0-3 REPUBLIQUE TCHEQUE (GROUPE E)

Un match superbe

Des buts, du spectacle: un vrai régal pour tous les amateurs! Une opposition qui participe à la très bonne qualité de la compétition dans son ensemble, jusqu'à aujourd'hui.


ETATS-UNIS: Encore beaucoup de travail en perspective...

Les Américains rêvaient avant le début du match d'égaler leur performance de 2002: un 1/8eme de finale perdu contre l'Allemagne en prolongations (0-1). Malheureusement, ils ont été complètement dépassés par leurs adversaires et ne sont jamais vraiment rentrés dans le match. C'est dommage! Un peu plus d'engagement de leur part aurait pu équilibrer un peu plus les débats. Dans l'ensemble, l'équipe de Bruce Arena doit encore beaucoup progresser pour éviter des déconvenues comme celle qu'ils ont vécu aujourd'hui.

REPUBLIQUE TCHEQUE: Dans un fauteuil...

Jusque-là, une seule équipe avait réussi à faire forte impression: l'Argentine. Il faudra désormais compter sur la République Tchèque, en attendant de voir les performances de la France et du Brésil bien sûr. Les Tchèques, en s'appuyant sur la paire Nedved-Rosicky, n'ont jamais paru en danger. En gardant le même type de jeu, ils peuvent aller très loin, surtout si Rosicky reste au niveau qu'il a montré face aux Américains. Seul nuage dans le ciel tchèque: la blessure de Jan Koller, leur attaquant vedette, qui risque d'handicaper l'équipe. Mais, il est sûr que Karel Bruckner trouvera vite une solution.

dimanche, juin 11

PAYS-BAS 1-0 SERBIE (GROUPE C)

Une victoire étriquée

Vae Victis. "Malheur au vaincu". Dans un groupe où les victoires valent 6 points, les Pays-Bas obtiennent une victoire un peu inespérée. Malgré tout, les deux équipes ont livré un match agréable à suivre. Encore un match de bonne qualité dans cette compétition, de bonne augure pour la suite.

PAYS-BAS: Le cas Robben

Le jeune attaquant de Chelsea a alterné le bon et le moins bon tout au long du match. Le bon tout d'abord, puisque c'est lui qui marque l'unique but de la rencontre et offre la victoire aux Bataves. Le moins bon ensuite: Robben semble oublier que le football se joue à 11. Certes, il s'est procuré la quasi-totalité des actions dangereuses de son équipe mais de façon un peu trop personnelle. Le choix risque d'être difficile pour Van Basten: faut-il le garder comme titulaire et risquer de voir le même genre de perfvormances de sa part? Ou bien le laisser sur le banc et se priver de ses qualités offensives?
Il va falloir trancher très vite car la cohésion du groupe néerlandais en dépend!

SERBIE: A quand le réveil des "Brésiliens d'Europe"?

Comme à son habitude, la Serbie-et-Monténégro suscite beaucoup d'espoirs de la part des observateurs avant les phases finales de Coupe du Monde. Il est vraiment décevant de voir qu'ils n'arrivent jamais à les confirmer. Ce premier match en est, malheureusement, l'illustration flagrante: les "stars" serbes sont restées très discrètes. Il va falloir se réveiller dès le prochain match, dans un groupe où le moindre faux-pas peut se révéler fatal!

ARGENTINE 2-1 COTE D'IVOIRE (GROUPE C)

Le meilleur match du tournoi pour le moment.

Le "Groupe de la Mort" tient toutes ses promesses. Du beau jeu, des beaux gestes, du spectacle.
Un match de football, comme je les aime. Un seul regret: un match de groupe ne dure que 90 minutes...

ARGENTINE: Une victoire à l'expérience

Les Argentins, désignés parmi les favoris au titre, n'ont pas raté leur entrée en matière. Pourtant, la Côte d'ivoire n'est pas un adversaire facile... Mais, grâce à un milieu de terrain souverain (Ah! Riquelme...) et une attaque efficace (Ah! Saviola et Crespo...), ils ont parfaitement géré le match. Sans puiser dans leur réserve physique, ni leur effectif (le "phénomène" Messi n'a pas encore joué), les Argentins remportent une victoire méritée et prouvent qu'il faudra compter sur eux pour le reste de la compétition.

COTE D'IVOIRE: Bienvenue au haut niveau!

On dit souvent qu'on apprend plus de choses dans la défaite que dans la victoire. C'est ce que doit se dire le selectionneur des "Eléphants", Henri Michelle. Je dirais que c'est une "bonne défaite" pour l'équipe africaine. Ils ont confirmé leur formidable potentiel. Malheureusement, ils manquent d'expérience en Coupe du Monde. Le fait d'être tombés dans le groupe le plus difficile de la compétition se révèlera positif pour eux, à mon avis. Attention à cette équipe et rendez-vous dans 4 ans!

TRINIDAD 0-0 SUEDE (GROUPE B)

Vive "l'attaque-défense"...

Ce match ressemble à un match de Coupe de France, entre une "grosse cylindrée" et un "petit". Et comme dans un match de Coupe de France, le "petit" a créé la première surprise de la compétition, en arrachant un match nul inespéré.


TRINIDAD: Coup d'essai, coup de maître

Pour leur première participation, les Trinitéens ont frappé forts. Alors que tout le monde les voyaient battus, ils ont réussi à arracher un très bon match nul (pour eux!). A force de volonté, de coeur et de cohésion, ils ont su resister aux assauts répétés des Suédois. Que les autres équipes du groupe se méfient, Trinidad pourrait jouer le rôle d'"arbitre" dans ce groupe.

SUEDE: Un échec qui risque de coûter cher!

Même s'ils marquent un point grâce à ce match nul, cela reste un relatif échec pour les Suédois. Face à l'adversaire "présumé le plus faible" du groupe, voire de la compétition, ils ne sont jamais parvenus à trouver la faille. La faute, principalement, à Shaka Hislop, le gardien trinitéen qui a joué le match de sa vie. La faute également à un certain individualisme de la part des attaquants suédois. Chacun voulant être le "sauveur" qui marque le but de la victoire, le collectif en pâtit grandement. Malheureusement, il ne reste que deux matches pour inverser la tendance.



ANGLETERRE 1-0 PARAGUAY (GROUPE B)

Où est passé le spectacle?

Je me suis ennuyé ferme (pour rester poli!) en regardant ce match. On annonçait pourtant l'équipe anglaise comme une équipe dangereuse (ah bon?). Quant au Paraguay, grâce notamment à leur prestation de 1998, faisait figure d'épouvantail. Las, j'ai assisté à un match terne, haché par un arbitrage très discutable. Il est sûr que ce match ne restera pas comme un match référence du tournoi!

ANGLETERRE: une copie à revoir!

Avec l'ouverture du score dans les toutes premières minutes du match, grâce à un coup franc de Beckham (détourné par le défenseur central, Carlos Gamarra, dans son propre but), on aurait pu croire que l'Angleterre ne ferait qu'une bouchée de son adversaire. Que nenni! Les Anglais, malgré quelques illuminations de leurs milieux du terrain, Joe Cole et Steven Gerrard, se sont "éteints" au fil des minutes. Tous les autres secteurs ont souffert: le gardien, Paul Robinson, qui n'a rassuré ni sa défense, ni les supporters, ni lui-même. La défense étrangement flottante voire même totalement absente surtout en fin de match. Et l'attaque, au sein de laquelle la titularisation du "géant" Peter Crouch (2m), reste, pour moi, un mystère! Bref, au vu de ce premier match, on peut craindre le pire pour la Perfide Albion dans ce groupe. Nuits blanches en perspective pour Sven Goran Eriksson et Steve MacLaren (son futur remplaçant au poste de sélectionneur).

PARAGUAY: Pas au niveau?

Si l'équipe d'Angleterre n'a pas été très performante, l'équipe du Paraguay a été, elle, inexistante. Totalement incapables d'exploiter les faiblesses de son adversaire du jour, les Paraguayens ont livré un "non-match". Recroquevillée en défense, handicapée par la blessure de son gardien titulaire dans le premier quart d'heure, l'équipe sud-américaine n'a pas su s'imposer et faire la différence. Seules quelques occasions sporadiques prouvent qu'il y avait bien une équipe en face des Britanniques! La qualité de jeu qu'ils ont proposé aujourd'hui reste nettement insuffisante pour espérer une qualification. A moins que leur attaquant vedette, Roque Santa Cruz, totalement "transparent" dans ce match, ne redresse la barre et montre la voie.

POLOGNE 0-2 EQUATEUR (GROUPE A)

Un match vivant

J'ai assisté à un bon match entre les deux "favoris" à la deuxième place du groupe. Des buts, du spectacle, et un résultat inattendu: victoire de l'Equateur 2-0. En résumé, tous les ingrédients nécessaires pour un match de qualité.

POLOGNE: des chances déjà compromises

Alors qu'on l'annonçait comme le probable deuxième du groupe derrière l'Allemagne, la Pologne s'est fait surprendre. La non-sélection de Dudek, le gardien de Liverpool et de la sélection (enfin normalement...), ajoutée à l'inneficacité des attaquants devant le but équatorien (1 barre et 1 poteau touchés notamment) peuvent expliquer la défaite polonaise qui hipothèque sérieusement les chances de qualification. En effet, je n'ai pas trouvé le gardien "remplaçant" (dont j'ai oublié le nom, c'est dire s'il m'a marqué), exceptionnel. A mon avis, les qualités intrinsèques et l'expérience du haut niveau de Dudek aurait pu changer la physionomie du match. Les mystères des relations joueurs-selectionneur sont décidément impénétrables, n'est-ce pas M. Domenech?


EQUATEUR: Première surprise de la compétition.

Personne ne s'attendait à leur victoire, et pourtant... Et pourtant, les joueurs équatoriens l'ont amplement méritée, grâce à leurs qualités techniques, leur esprit d'équipe et un certain réalisme. Je le confesse: je ne connaissais pas très bien, voire pas du tout, cette équipe. Et je dois dire que j'ai apprécié de les voir jouer. A l'instar du Cameroun de Roger Milla en 1990 ou encore du Sénégal en 2002, ils peuvent devenir la "surprise" de cette édition 2006. Reste à confirmer leur formidable potentiel.

samedi, juin 10

Allemagne 4-2 Costa Rica (match d'ouverture, Groupe A)

Un départ en fanfare

L'expérience des éditions précédentes montre que les matches d'ouverture sont souvent ternes et fermés. Pourtant, à ma grande surprise, cet Allemagne-Costa Rica était un match vivant, plein de rebondissements et surtout de buts! 6 buts pour ce premier match, quel bonheur!
Mention spéciale, à ce propos, pour le dernier but, signé Thorsten Frings: une frappe à l'entrée de la surface de réparation qui termine sa course en pleine lucarne, à quelques minutes du coup de sifflet final!

ALLEMAGNE:Une victoire avec la manière, mais des imperfections à corriger.

4 buts: c'est ce qu'on appelle "faire preuve de réalisme offensif"! Les Allemands ont fait plaisir à leurs supporters et aux téléspectacteurs. Mais attention, la relative fébrilité de la défense et de Jens Lemhann, le gardien de but, risque de poser problème contre des équipes d'un calibre supérieur. Ce premier match peut mettre cette jeune équipe en confiance mais elle doit faire preuve d'un peu plus de rigueur si elle veut aller loin. Allez, "Klinsi" (surnom du selectionneur, Jurgen Klinsmann), au travail! Prochaine étape, les "voisins" Polonais.

COSTA RICA: Un adversaire de qualité.

On dit souvent que pour faire un beau match de football, il faut être deux. En l'occurence, deux équipes de qualité. Pour cela, les Costaricains ont répondu présents. Ils ont proposé aux Allemands une opposition de qualité, en vendant chèrement leur peau. Grâce principalement à leur attaquant star, Paulo Wanchope, auteur d'un doublé. Attention à cette équipe qui, même si elle ne gagne pas, peut poser aux autres prétendants à la qualification pour le premier tour!

Ma Coupe du Monde

J'inaugure aujourd'hui une nouvelle rubrique à l'occasion de l'ouverture de la XVIIIème Coupe du Monde en Allemagne. Plutôt que d'écrire un article par match comme je l'avais prévu initialement, je préfère vous faire partager, fidèles lecteurs et lectrices, mes impressions sur chacun des matches de la compétition. Pour chaque billet, vous pourrez trouver une impression d'ensemble du match, et une analyse de chaque équipe en présence.

Sur ce, bonne lecture!

jeudi, juin 8

FRANCE-CHINE : VITE QU’ON EN FINISSE !

Dans son dernier match de préparation avant l’ouverture de la XVIIIème Coupe du Monde, vendredi après-midi, la France a peiné face à un adversaire pourtant largement à sa portée. Malgré la victoire (3-1), les incertitudes demeurent.


La Chine était censée être l’adversaire le plus facile des trois adversaires (avec le Mexique et le Danemark) rencontrés en match de préparation à la Coupe de Monde. Pourtant, entre les approximations du jeu français et les péripéties, difficile d’être totalement serein à une semaine du premier match de groupe contre la Suisse.

Un début de match cauchemardesque

Dès les premières minutes, l’équipe de France est fébrile. Un état d’esprit fragilisé par la blessure sérieuse (possible fracture) de Djibril Cissé sur une des premières actions du match. Peu après, Zinedine Zidane obtient un penalty. On pense alors que le score va évoluer et lancer la machine française. Las, « Zizou » catapulte le ballon dans les tribunes du stade Geoffroy-Guichard après une magnifique glissade. S’en suit une série de passes manquées et de contrôles hasardeux qui ponctuent la première demi-heure. Il faut attendre la 30ème minute pour voir une belle action en triangle Zidane-Henry-Trezeguet (remplaçant de Cissé) qui permet au buteur turinois d’ouvrir le score. Le soulagement est de courte durée : les Tricolores retombent très vite dans leur travers.

Le cas Vieira

La désorganisation du milieu de terrain français est flagrante. Les attaquants ne sont alimentés que côté gauche. En effet, Willy Sagnol est obligé de s’épuiser en arpentant sans cesse le couloir droit. La raison principale ? Le mauvais placement de Patrick Vieira, censé aider le latéral munichois et qui a joué les trois matches préparatoires… dans l’axe ! Problème de communication avec le sélectionneur ou caprice de star ? Quelle qu’en soit la raison, cela met sérieusement en danger la tactique française qui n’impressionne pas les adversaires.

La solution Ribéry

L’alternative se trouve peut-être dans la titularisation de dernière minute de Franck Ribéry. Le milieu de terrain marseillais, réclamé par les « 60 millions de sélectionneurs » que nous sommes, a montré l’étendue de ses qualités à chacune de ses entrées sur le terrain. Ce soir encore, il a apporté vitesse, allant et percussion au secteur offensif. Il est à l’origine, indirectement, des deux buts français qui ont permis une victoire inespérée. D’abord par un centre détourné par l’infortuné défenseur chinois dans son propre but (88ème). Puis, consécutivement avec un une-deux avec Thierry Henry, repoussé par le gardien, il permet au buteur d’Arsenal de marquer dans le but vide.


Les bonnes surprises

Malgré tout, il reste quelques points positifs dans le jeu français. Et en premier lieu, la très bonne entente « lyonnaise », côté gauche entre Eric Abidal et Florent Malouda. Le côté gauche reste, pour le moment, le foyer de la majorité des actions dangereuses tricolores. L’autre satisfaction se situe dans la bonne tenue de l’ensemble de la défense. En effet, la charnière Gallas-Thuram semble relativement souveraine et les latéraux, en dehors de leurs tâches offensives, accomplissement avec rigueur leur travail défensif.


Désormais, les doutes se cristallisent autour du nom du remplaçant de Cissé en attaque- on cite déjà les noms des « exclus », Pires, Anelka et Giuly.- et de Zidane, qui ne doit sa titularisation qu’à son « aura » sur ses partenaires et adversaires. Des solutions rapides et efficaces doivent être trouvées pour réussir une belle compétition. Encore de longues nuits blanches en perspective pour Raymond Domenech…



B.C.