FRANCE-CHINE : VITE QU’ON EN FINISSE !
Dans son dernier match de préparation avant l’ouverture de la XVIIIème Coupe du Monde, vendredi après-midi, la France a peiné face à un adversaire pourtant largement à sa portée. Malgré la victoire (3-1), les incertitudes demeurent.
La Chine était censée être l’adversaire le plus facile des trois adversaires (avec le Mexique et le Danemark) rencontrés en match de préparation à la Coupe de Monde. Pourtant, entre les approximations du jeu français et les péripéties, difficile d’être totalement serein à une semaine du premier match de groupe contre la Suisse.
Un début de match cauchemardesque
Dès les premières minutes, l’équipe de France est fébrile. Un état d’esprit fragilisé par la blessure sérieuse (possible fracture) de Djibril Cissé sur une des premières actions du match. Peu après, Zinedine Zidane obtient un penalty. On pense alors que le score va évoluer et lancer la machine française. Las, « Zizou » catapulte le ballon dans les tribunes du stade Geoffroy-Guichard après une magnifique glissade. S’en suit une série de passes manquées et de contrôles hasardeux qui ponctuent la première demi-heure. Il faut attendre la 30ème minute pour voir une belle action en triangle Zidane-Henry-Trezeguet (remplaçant de Cissé) qui permet au buteur turinois d’ouvrir le score. Le soulagement est de courte durée : les Tricolores retombent très vite dans leur travers.
Le cas Vieira
La désorganisation du milieu de terrain français est flagrante. Les attaquants ne sont alimentés que côté gauche. En effet, Willy Sagnol est obligé de s’épuiser en arpentant sans cesse le couloir droit. La raison principale ? Le mauvais placement de Patrick Vieira, censé aider le latéral munichois et qui a joué les trois matches préparatoires… dans l’axe ! Problème de communication avec le sélectionneur ou caprice de star ? Quelle qu’en soit la raison, cela met sérieusement en danger la tactique française qui n’impressionne pas les adversaires.
La solution Ribéry
L’alternative se trouve peut-être dans la titularisation de dernière minute de Franck Ribéry. Le milieu de terrain marseillais, réclamé par les « 60 millions de sélectionneurs » que nous sommes, a montré l’étendue de ses qualités à chacune de ses entrées sur le terrain. Ce soir encore, il a apporté vitesse, allant et percussion au secteur offensif. Il est à l’origine, indirectement, des deux buts français qui ont permis une victoire inespérée. D’abord par un centre détourné par l’infortuné défenseur chinois dans son propre but (88ème). Puis, consécutivement avec un une-deux avec Thierry Henry, repoussé par le gardien, il permet au buteur d’Arsenal de marquer dans le but vide.
Les bonnes surprises
Malgré tout, il reste quelques points positifs dans le jeu français. Et en premier lieu, la très bonne entente « lyonnaise », côté gauche entre Eric Abidal et Florent Malouda. Le côté gauche reste, pour le moment, le foyer de la majorité des actions dangereuses tricolores. L’autre satisfaction se situe dans la bonne tenue de l’ensemble de la défense. En effet, la charnière Gallas-Thuram semble relativement souveraine et les latéraux, en dehors de leurs tâches offensives, accomplissement avec rigueur leur travail défensif.
Désormais, les doutes se cristallisent autour du nom du remplaçant de Cissé en attaque- on cite déjà les noms des « exclus », Pires, Anelka et Giuly.- et de Zidane, qui ne doit sa titularisation qu’à son « aura » sur ses partenaires et adversaires. Des solutions rapides et efficaces doivent être trouvées pour réussir une belle compétition. Encore de longues nuits blanches en perspective pour Raymond Domenech…
B.C.

0 Comments:
Enregistrer un commentaire
<< Home