RETOUR SUR INFO: CPE : LA DESCENTE AUX ENFERS DE DOMINIQUE DE VILLEPIN
A chaque changement de gouvernement, le dossier de l’emploi revient comme un « marronnier ». Dès son arrivée à Matignon, Dominique de Villepin n’a pas fait exception.
Annoncée comme une « solution miracle » pour relancer l’économie et favoriser l’accès des jeunes à l’emploi, cette mesure n’a fait que mettre à jour et creuser les inégalités.
Un Premier Ministre attendu
Après l’échec du gouvernement Raffarin (malgré ses multiples remaniements), la nomination de Dominique de Villepin a suscité de vives réactions. Comment cet homme, diplomate brillant mais qui n’est jamais passé par les urnes allait- il redresser une situation préoccupante ?
Par son discours légèrement démagogique et ses rencontres sur le terrain, le nouveau Premier Ministre a réussi à inverser la tendance. Aucun de ses prédécesseurs n’était parvenu à gagner la confiance des Français autant que lui.
Le grain de sable
Et puis il y a eu le CPE ! Des conditions de travail jugées trop précaires par les syndicats étudiants et ouvriers, une période d’essai trop longue (2 ans.)… C’est le grain de sable qui a détraqué la belle mécanique villepiniste. Cinq semaines de grève, un pays paralysé : les spécialistes ont cru au retour des grandes grèves contre le gouvernement Juppé en 1995. Certains journalistes lui avaient prédit le même destin que celui-ci qui était à l’époque « le meilleur d’entre nous », selon le Président.
Au final, cette crise apparaît comme le plus grand échec de son mandat de Premier Ministre. Le CPE est enterré et le CNE (Contrat Nouvelle Embauche : destiné aux chômeurs de plus de 25 ans.), connaît un relatif échec dans son application : 71% d’entre eux ne font qu’anticiper une embauche déjà prévue. Plus grave : cette crise accentue la fameuse « fracture sociale ».
Le fossé s’est creusé : la responsabilité des média.
La multiplication des sources d’information et la vitesse de circulation de celle-ci poussent les journalistes à angler leurs sujets sur les détails de l’évènement à traiter. Cela peut devenir un terrain glissant. Comme le démontre Florence Aubenas, dans son livre « La fabrication de l’information », « c’est désormais le journaliste qui fait l’information et non plus l’information qui fait le journaliste. ». On constate parfois quelques dérives : la diffusion des images des casseurs dans de nombreux reportages n’améliore pas l’image de la jeunesse. Certains spécialistes estiment que ce n’est là qu’un prolongement des émeutes de novembre 2005.
Au plan national, les liens intergénérationnels s’en trouvent encore un peu plus distendus. Au plan international, la France apparaît comme un pays vieillissant qui s’accroche à ses acquis sociaux. Les media, en tant que vecteur de lien social, doivent contrôler ces écarts, autant que faire se peut, pour éviter une implosion sociétale. Il en va de leur statut de quatrième pouvoir.

2 Comments:
Celui là je l'aime beaucoup .. le CPE aura fait parler de lui et je trouve que tu retraces très bien cette période ..
Pour moi il n'y a aucun doute ... tu es vraiment doué et tu y'arriveras ...
Bisous ***
Celui là je l'aime beaucoup .. le CPE aura fait parler de lui et je trouve que tu retraces très bien cette période ..
Pour moi il n'y a aucun doute ... tu es vraiment doué et tu y'arriveras ...
Bisous ***
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