dimanche, juin 11

ANGLETERRE 1-0 PARAGUAY (GROUPE B)

Où est passé le spectacle?

Je me suis ennuyé ferme (pour rester poli!) en regardant ce match. On annonçait pourtant l'équipe anglaise comme une équipe dangereuse (ah bon?). Quant au Paraguay, grâce notamment à leur prestation de 1998, faisait figure d'épouvantail. Las, j'ai assisté à un match terne, haché par un arbitrage très discutable. Il est sûr que ce match ne restera pas comme un match référence du tournoi!

ANGLETERRE: une copie à revoir!

Avec l'ouverture du score dans les toutes premières minutes du match, grâce à un coup franc de Beckham (détourné par le défenseur central, Carlos Gamarra, dans son propre but), on aurait pu croire que l'Angleterre ne ferait qu'une bouchée de son adversaire. Que nenni! Les Anglais, malgré quelques illuminations de leurs milieux du terrain, Joe Cole et Steven Gerrard, se sont "éteints" au fil des minutes. Tous les autres secteurs ont souffert: le gardien, Paul Robinson, qui n'a rassuré ni sa défense, ni les supporters, ni lui-même. La défense étrangement flottante voire même totalement absente surtout en fin de match. Et l'attaque, au sein de laquelle la titularisation du "géant" Peter Crouch (2m), reste, pour moi, un mystère! Bref, au vu de ce premier match, on peut craindre le pire pour la Perfide Albion dans ce groupe. Nuits blanches en perspective pour Sven Goran Eriksson et Steve MacLaren (son futur remplaçant au poste de sélectionneur).

PARAGUAY: Pas au niveau?

Si l'équipe d'Angleterre n'a pas été très performante, l'équipe du Paraguay a été, elle, inexistante. Totalement incapables d'exploiter les faiblesses de son adversaire du jour, les Paraguayens ont livré un "non-match". Recroquevillée en défense, handicapée par la blessure de son gardien titulaire dans le premier quart d'heure, l'équipe sud-américaine n'a pas su s'imposer et faire la différence. Seules quelques occasions sporadiques prouvent qu'il y avait bien une équipe en face des Britanniques! La qualité de jeu qu'ils ont proposé aujourd'hui reste nettement insuffisante pour espérer une qualification. A moins que leur attaquant vedette, Roque Santa Cruz, totalement "transparent" dans ce match, ne redresse la barre et montre la voie.